Les côtes d’agneau demandent peu de temps de cuisson. C’est ce qui fait l’intérêt de cette recette : une viande bien saisie, puis quelques minutes seulement avec des tomates, de l’ail, des olives et du thym. La garniture parfume la poêle sans couvrir l’agneau, et le jus reste court, marqué par les sucs.
Le point important, c’est l’organisation. Les côtes cuisent vite et la suite s’enchaîne sans pause. Mieux vaut donc préparer les tomates, l’ail, les olives et les herbes avant de commencer. Une fois la poêle chaude, tout va très vite.
Bien choisir les ingrédients
Prenez des côtes d’agneau d’épaisseur assez régulière pour garder une cuisson homogène. Si certaines sont beaucoup plus fines, elles sécheront pendant que les autres finiront de cuire. Une viande rosée, avec un gras blanc et ferme, tient mieux à la poêle et colore plus nettement.
Pour les tomates, choisissez-les mûres mais encore fermes. Elles doivent rendre un peu de jus sans se défaire complètement. Hors saison, quelques cuillerées de tomates concassées peuvent dépanner, mais pas davantage : ici, on cherche une garniture rapide, pas une sauce tomate.
Les olives noires apportent du relief et du sel. Mieux vaut rester mesuré pour ne pas déséquilibrer l’ensemble. Le thym convient très bien, avec éventuellement un peu de persil plat en fin de cuisson pour apporter une note plus fraîche.
Si vous préférez un plat d’agneau plus long en cuisson, regardez plutôt un navarin d’agneau printanier, une épaule d’agneau confite à l’ail et au romarin ou un gigot d’agneau de 7 heures confit à l’ail. Ici, la logique est différente : cuisson courte, feu franc et service immédiat.
Les bons gestes avant cuisson
Sortez les côtes du réfrigérateur une quinzaine de minutes à l’avance si possible. Essuyez-les si leur surface est humide, puis salez et poivrez juste avant de les mettre dans la poêle. Cela aide à mieux les colorer.
Coupez les tomates en quartiers ou en gros dés selon leur taille. Émincez finement l’ail plutôt que de le presser : il chauffe mieux et garde un goût plus net. Les olives peuvent rester entières si elles sont petites, ou être coupées en deux pour mieux se répartir dans le jus.
Prévoyez aussi une assiette à côté de la poêle. Après la saisie, les côtes seront retirées brièvement pendant que les tomates commencent à cuire. C’est plus sûr que de tout laisser ensemble dès le départ.
Une cuisson rapide et nette
Faites chauffer l’huile d’olive dans une grande poêle. Elle doit être bien chaude avant d’ajouter les côtes. Posez-les sans encombrer le fond : si la poêle est trop pleine, la viande rendra de l’eau au lieu de dorer. Comptez en général 2 à 3 minutes sur la première face, puis 2 minutes sur la seconde pour une cuisson rosée, selon l’épaisseur.
Retirez les côtes et baissez légèrement le feu. Ajoutez l’ail et remuez quelques secondes, juste le temps qu’il parfume les sucs sans brunir. Mettez ensuite les tomates, les olives et le thym. Laissez cuire 3 à 4 minutes : les tomates doivent s’assouplir, rendre un peu de jus et garder de la tenue.
Remettez enfin les côtes dans la poêle pour 2 à 3 minutes. Retournez-les une fois pour les enrober du jus. Si les tomates accrochent, ajoutez une cuillère ou deux d’eau, pas plus. Le plat doit rester concentré.
Équilibre et service
Le principal risque est double : des côtes trop cuites, ou des tomates encore trop fermes. Il faut donc rester attentif sur la fin. Dès que les tomates commencent à tomber et que le jus se forme, les côtes peuvent revenir dans la poêle.
Goûtez avant de resaler. Les olives apportent déjà une bonne part d’assaisonnement. Un peu de poivre du moulin au dernier moment relève mieux l’ensemble qu’un excès de sel. Si vous aimez, ajoutez un peu de persil plat ciselé juste avant de servir.
Servez ces côtes d’agneau avec des pommes de terre sautées, une purée, des haricots verts ou simplement du pain. Le plat est meilleur dès la sortie de la poêle. S’il en reste, gardez-le au frais jusqu’au lendemain et réchauffez doucement, à couvert, avec une petite cuillère d’eau pour détendre le jus.
Commentaires
Pas mis d'olives noires, remplacées par des vertes que j'avais déjà. C'était très bon quand même, un peu plus vif en goût.
Testée dimanche midi, j'ai juste baissé un peu le sel à cause des olives. L'agneau est resté bien tendre.
J'ai ajouté 2 tomates de plus parce qu'elles étaient petites. Résultat plus saucé, parfait avec du riz.
Goût très provençal oui, mais la prochaine fois je salerai moins car mes olives l'étaient déjà pas mal.
On s'est régalés. Servi avec de la semoule pour profiter du jus, rien à dire.
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