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Faisan au chou à l’ancienne

Note : 4,3/5 (378 avis)

Par Camille Durand 08/12/2025 5 min de lecture

Faisan au chou à l’ancienne
Recette pas à pas

La recette

Ajustez les quantités selon le nombre de couverts, cochez les ingrédients au fur et à mesure et activez le mode cuisine pour une lecture plus confortable.

Étapes

Suivi guidé
  1. 1
    Retirez les premières feuilles du chou si besoin, coupez-le en quatre, ôtez le trognon puis émincez-le en larges lanières. Faites-le blanchir 5 minutes dans une grande casserole d’eau bouillante salée, égouttez-le et rafraîchissez-le rapidement.
  2. 2
    Pelez et émincez l’oignon. Pelez les carottes et coupez-les en rondelles. Écrasez légèrement les gousses d’ail. Séchez bien le faisan avec du papier absorbant.
  3. 3
    Dans une cocotte, faites revenir les lardons 3 à 4 minutes. Ajoutez le beurre si besoin, puis faites dorer le faisan sur toutes ses faces pendant 8 à 10 minutes. Retirez-le et réservez.
  4. 4
    Dans la même cocotte, faites suer l’oignon, les carottes et l’ail 5 minutes. Ajoutez le chou blanchi, mélangez, puis glissez le laurier et les baies de genièvre.
  5. 5
    Remettez le faisan dans la cocotte, versez le bouillon, salez très légèrement, poivrez, couvrez et laissez mijoter à feu doux 45 à 50 minutes. Arrosez le faisan à mi-cuisson et ajoutez un peu de bouillon chaud si le fond sèche trop.
  6. 6
    Vérifiez la cuisson : la cuisse doit se détacher sans forcer. Sortez le faisan, laissez-le reposer quelques minutes, puis découpez-le. Laissez réduire le jus 2 à 3 minutes à découvert si nécessaire. Servez les morceaux sur le chou avec les lardons et un peu de jus.

Le faisan demande un peu d’attention à la cuisson. En cocotte, avec du chou, il sèche moins vite et garde mieux son moelleux. Cette version reste très classique : quelques lardons, de l’oignon, de la carotte, un peu d’ail, puis une cuisson douce avec juste assez de bouillon pour nourrir le chou sans transformer le plat en potée.

Le point important, c’est l’équilibre. Le chou doit être fondant mais encore présent. Les lardons apportent du gras et du sel, sans couvrir le goût du gibier. Le jus doit rester court, presque serré, pour enrober les légumes et les morceaux de faisan sans faire une sauce lourde.

Choisir les bons produits

Un faisan entier vidé de taille moyenne convient bien pour quatre personnes, surtout s’il est accompagné de pommes vapeur ou de pain. Si l’oiseau paraît très maigre, les lardons et un peu de beurre suffisent à compenser. Un faisan jeune cuira plus régulièrement. S’il est plus ferme, comptez quelques minutes de plus et surveillez le fond de cocotte.

Pour le chou, prenez un chou vert bien serré, lourd, avec des feuilles fraîches. Coupez-le en larges lanières plutôt qu’en fine chiffonnade : il se tient mieux à la cuisson et garde de la mâche. Le blanchir avant de l’ajouter dans la cocotte change vraiment le plat : il devient plus souple, rend moins d’eau et son goût reste plus propre.

Les lardons fumés vont bien avec le faisan, à condition de ne pas forcer. Le fumé doit soutenir le plat, pas dominer. Même chose pour les aromates : une feuille de laurier et quelques baies de genièvre suffisent largement.

Bien démarrer la cuisson

Commencez par préparer tous les éléments. Le chou blanchi et bien égoutté d’un côté, les légumes taillés, le faisan séché. Cette étape évite de bousculer la cuisson ensuite, car le dorage de l’oiseau demande un peu de régularité.

Faites d’abord revenir les lardons dans la cocotte. Quand ils ont rendu une partie de leur gras, ajoutez un peu de beurre si besoin, puis faites dorer le faisan sur toutes ses faces. Cherchez une belle couleur blonde à noisette, pas une peau trop foncée. Cette première coloration donne du goût au jus et protège un peu la chair pendant la suite.

Retirez ensuite le faisan et faites suer l’oignon, les carottes et l’ail dans la même cocotte. Il faut ramollir les légumes et décoller doucement les sucs, sans les brûler. Ajoutez le chou, le laurier et les baies de genièvre, mélangez brièvement, puis remettez le faisan par-dessus.

Une cuisson lente et surveillée

Versez le bouillon sans noyer le tout. Il faut un fond de liquide, pas plus. Le faisan doit cuire avec la vapeur de la cocotte et l’humidité du chou, pas bouillir dans le bouillon. Salez légèrement seulement au départ, à cause des lardons, puis poivrez.

Couvrez et laissez mijoter à feu doux 45 à 50 minutes. Le bon rythme, c’est un frémissement discret. Si la cuisson s’emballe, la poitrine du faisan va se raffermir trop vite. À mi-cuisson, ouvrez, arrosez l’oiseau avec le jus et vérifiez le fond. Si la cocotte sèche, ajoutez un peu de bouillon chaud. S’il y a trop de liquide en fin de cuisson, retirez le couvercle quelques minutes.

Le repère le plus fiable reste la cuisse : elle doit céder assez facilement quand on la sollicite. La chair doit rester tenue, sans devenir filandreuse. Le chou, lui, doit être souple, brillant, bien imprégné du jus, sans virer à la purée.

Découpe, jus et service

Quand le faisan est cuit, sortez-le de la cocotte et laissez-le reposer quelques minutes avant de le découper. Pendant ce temps, regardez le fond : parfois il n’y a rien à faire, parfois deux ou trois minutes à découvert suffisent pour resserrer le jus. Goûtez avant de rectifier l’assaisonnement. Souvent, un peu de poivre fraîchement moulu suffit.

Servez les morceaux sur le chou, avec les lardons et un peu de jus. Des pommes vapeur, des pommes de terre nature ou un bon pain accompagnent très bien ce plat. Mieux vaut rester sobre autour : le chou et le jus font déjà une grande partie de l’accompagnement.

Deux ou trois ajustements possibles

Vous pouvez remplacer une petite partie du bouillon par un trait de vin blanc sec si vous aimez un fond un peu plus vif. Gardez la main légère pour ne pas masquer le faisan. Si vous préférez un plat plus rustique, ajoutez quelques petites pommes de terre en fin de cuisson, à condition qu’il y ait assez de jus pour les cuire.

Le plat peut aussi se préparer quelques heures à l’avance. Dans ce cas, réchauffez très doucement, couvert, avec un petit fond de bouillon si nécessaire. Le chou supporte bien l’attente. Le faisan, lui, demande surtout de ne pas être brusqué.

Si vous aimez ce type de préparation, vous pouvez aussi regarder la pintade au chou à l’ancienne, dans le même esprit, ou aller vers des plats plus appuyés comme le coq au vin traditionnel et le civet de sanglier traditionnel.

FAQ

Peut-on remplacer le faisan par une autre volaille ?

Oui, une pintade convient bien. Le temps de cuisson reste proche.

Faut-il faire mariner le faisan ?

Non. Pour cette recette, la cuisson douce en cocotte suffit.

Peut-on préparer ce plat la veille ?

Oui, surtout le chou. Réchauffez à feu doux, couvert, avec un petit fond de bouillon si besoin.

Commentaires

  • Je l'ai fait pour changer du poulet mijoté, et ça change vraiment. Le côté ancien me parle bien.

  • Chez nous les enfants ont surtout mangé le chou et c'est déjà une victoire :) Le faisan est resté moelleux, bonne surprise.

  • Recette bien expliquée. Le jus était super net, ça change des plats au chou trop lourds.

  • Question cuisson : vous couvrez tout le long ou vous découvrez sur la fin ? Le goût était top mais j'aurais aimé un jus un peu plus réduit.

  • J'ai mis moitié chou vert moitié chou frisé parce que j'avais ça. Franchement très bon, plat du soir bien réconfortant.


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Avis

4,3/5 (378 avis)

  • 5/5

    Recette faite pour mes parents, ils ont adoré.

  • 5/5

    Le chou cuit sous la viande, excellente idée.

  • 4/5

    Pas compliqué, juste un peu long, mais ça vaut le coup.

  • 5/5

    Le lendemain réchauffé c'était encore meilleur.

  • 5/5

    Très réussi, viande pas sèche du tout chez moi.


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