Le sauté de veau aux petits pois est plus léger que d’autres versions de la même famille. Le principe ne change pas : une viande juste revenue, une cuisson douce en cocotte, puis un jus blond réduit sans être épais. Les petits pois arrivent à la fin pour rester verts et garder de la tenue.
Le point le plus important, c’est le départ de cuisson. Si la viande rend son eau ou si le feu est trop fort, le jus se trouble et le veau se raffermit. Mieux vaut prendre son temps au début, puis laisser cuire sans brusquer.
Les bons produits pour un plat régulier
Choisissez un veau à mijoter coupé en morceaux de taille proche : épaule, collier ou tendron bien paré. C’est ce qui permet une cuisson régulière. Des morceaux trop petits sèchent plus vite, tandis que les plus gros demandent davantage de temps.
Les petits oignons donnent la douceur du plat. Des grelots frais conviennent très bien, mais des surgelés peuvent dépanner. Pour les petits pois, les frais sont très bons en saison. Hors saison, les surgelés font très bien l’affaire, à condition de les ajouter au dernier moment.
Le fond de cuisson doit rester discret. Un peu de farine, du bouillon ou de l’eau, un bouquet garni, et pas davantage. Ici, on cherche un jus court et clair. Si vous aimez d’autres variantes, vous pouvez aussi voir le sauté de veau aux carottes à l’ancienne ou le sauté de veau aux champignons à l’ancienne.
Bien démarrer la cuisson
Séchez soigneusement les morceaux de veau avant de les mettre dans la cocotte. C’est un détail utile : une viande humide colore mal. Faites-les revenir en plusieurs fois dans un mélange de beurre et d’huile, sur feu moyen. Il faut juste une légère teinte blonde, pas une vraie coloration brune.
Quand la viande est revenue, réservez-la. Faites ensuite suer les petits oignons à feu modéré. Ils doivent devenir brillants et légèrement translucides, sans brunir. Remettez le veau, ajoutez la farine et mélangez une minute pour la cuire un peu avant de mouiller.
Versez ensuite le bouillon presque à hauteur, ajoutez le bouquet garni, salez modérément et poivrez. Portez simplement à frémissement. Dès que le liquide bouge à peine, baissez le feu. Une cuisson trop vive durcit la viande et casse l’équilibre du jus.
Une cuisson douce jusqu’à ce que le veau soit tendre
Pendant le mijotage, la surface doit à peine frémir. Si ça bout franchement, il faut baisser. Retournez les morceaux une ou deux fois si besoin et surveillez le niveau de liquide. Si le jus réduit trop vite avant que la viande soit tendre, ajoutez un peu d’eau chaude ou de bouillon, en petite quantité.
Le temps dépend toujours du morceau choisi, mais il faut compter environ 50 minutes avant de vérifier sérieusement. Le veau est prêt quand la lame d’un couteau entre facilement. S’il résiste encore, poursuivez la cuisson quelques minutes de plus. Mieux vaut attendre un peu que servir une viande encore ferme.
Le jus doit rester souple, légèrement lié par la farine et la réduction, sans devenir une sauce lourde. Si besoin, laissez réduire quelques minutes en fin de cuisson, cocotte découverte.
Quand ajouter les petits pois
Les petits pois ne doivent pas cuire pendant tout le mijotage. Ajoutez-les quand le veau est presque tendre. Pour des surgelés, 10 minutes suffisent souvent. Pour des frais, comptez parfois un peu plus selon leur taille.
Goûtez-en un avant d’arrêter le feu. Il doit être tendre mais encore net. S’il s’écrase dans le jus, il est trop cuit. Les petits oignons aussi doivent se tenir. Ils doivent être fondants, sans se défaire.
Si vous voulez arrondir légèrement le plat, vous pouvez ajouter une petite noix de beurre hors du feu. Ce n’est pas obligatoire, mais cela adoucit le jus sans le transformer.
Avec quoi le servir
Servez ce sauté bien chaud, dans des assiettes creuses pour garder le jus. Du riz blanc, des pommes vapeur ou des tagliatelles fraîches conviennent bien. Si vous aimez les préparations voisines, la blanquette de veau à l’ancienne repose sur la même idée de cuisson douce, avec une liaison différente.
Prévoyez aussi du pain pour saucer. Le jus n’est pas abondant, mais c’est lui qui fait le lien entre la viande, les oignons et les petits pois. Côté vin, restez sur quelque chose de discret : un blanc sec ou un rouge léger suffit largement.
Préparer à l’avance et réchauffer
Ce plat peut être préparé quelques heures avant le repas. Dans ce cas, mieux vaut garder les petits pois pour la fin, au moment du réchauffage, afin qu’ils gardent leur couleur et leur tenue.
Le lendemain, réchauffez à feu doux, couvert, avec un petit trait d’eau si le jus s’est trop resserré. Évitez l’ébullition. Il faut juste remettre le plat en température sans recuire le veau. Goûtez ensuite et rectifiez l’assaisonnement si besoin.
Commentaires
J’aime bien ce genre de plat à l’ancienne. Pas compliqué, mais ça fait son effet à table.
Merci pour les indications de fin de cuisson, c’est là que ça change tout je trouve. Les petits pois sont restés verts, enfin !
Pas mal du tout. La prochaine fois je mettrai un peu moins de petits oignons, chez nous ça prenait presque le dessus.
Testé avec des petits pois surgelés, nickel. Je les ai mis 5 minutes avant la fin et c'était très bien.
Bon plat du soir, pas compliqué. Par contre j'ai du rajouter un petit verre d'eau en cours de cuisson sinon ça attachait un peu.
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