Le sauté de porc aux champignons est un plat de cocotte franc et sans détour. Il demande peu d’ingrédients, mais quelques gestes comptent vraiment. Le porc doit bien colorer, les oignons cuire doucement, et les champignons gagneront à être saisis à part. C’est ce qui permet de garder un jus court, net, avec du goût.
Le bon morceau et une coupe régulière
Pour ce type de cuisson, l’épaule convient très bien. On peut aussi prendre un sauté de porc déjà préparé. L’essentiel est d’avoir des morceaux d’une taille proche, autour de 4 à 5 cm. S’ils sont trop petits, ils sèchent. Trop gros, ils demandent plus de temps et le liquide réduit trop avant que la viande soit tendre.
Si votre boucher vous propose un mélange de morceaux, demandez plutôt une viande adaptée à la cocotte qu’à la poêle. Le collier peut aussi convenir. Dans tous les cas, il faut une viande qui supporte une heure de cuisson douce sans durcir.
Des champignons bien revenus, pas noyés dans le jus
Les champignons de Paris bruns sont un bon choix ici. Ils ont plus de goût que les blancs et tiennent mieux. Nettoyez-les rapidement, sans les faire tremper. Un essuyage ou un rinçage bref suffit, puis séchez-les bien avant de les couper.
Les cuire à part change vraiment le plat. Mis crus dans la cocotte, ils rendent leur eau et allongent le jus. Revenus à la poêle sur feu vif, ils gardent plus de tenue et prennent une légère couleur. Ajoutez-les seulement en fin de cuisson, quand la viande est presque prête.
Bien démarrer la cocotte
La première étape est la coloration. Faites chauffer la cocotte avec le beurre et l’huile, puis faites dorer le porc en plusieurs fois. Ne surchargez pas le fond. Si la viande est entassée, elle rejette son eau et ne colore pas.
Quand les morceaux sont bien blonds sur plusieurs faces, retirez-les. Dans la même cocotte, faites cuire les oignons émincés sur feu moyen doux. Ils doivent fondre doucement et prendre une teinte légère. S’ils accrochent, baissez le feu et ajoutez une cuillère d’eau pour décoller sans brûler les sucs.
Cette base donne le ton du plat. La viande apporte la profondeur, les oignons arrondissent, et le fond de cocotte servira au déglaçage.
Le vin blanc et le bouillon
Le vin blanc doit être sec. Pas besoin d’une bouteille chère, mais évitez un vin trop acide ou trop neutre. Versez-le dans la cocotte après avoir remis le porc et ajouté la farine. Mélangez une minute pour enrober légèrement les morceaux, puis grattez bien le fond avec une cuillère en bois.
La farine ne sert pas à faire une sauce lourde. Elle aide juste le jus à se lier un peu pendant la cuisson. Ajoutez ensuite le bouillon et le bouquet garni. Le liquide doit arriver à hauteur sans noyer complètement la viande. Couvrez et laissez frémir doucement.
Une cuisson trop vive raffermit le porc et fait réduire trop vite. Il vaut mieux un petit frémissement régulier pendant 45 minutes, puis 10 à 15 minutes de plus avec les champignons. En fin de cuisson, adaptez selon l’aspect du jus : quelques minutes à découvert s’il est trop fluide, un trait d’eau chaude ou de bouillon s’il a trop réduit.
Assaisonnement et accompagnements
Salez avec mesure au début, puis ajustez en fin de cuisson. Le bouillon et la réduction du jus concentrent déjà les saveurs. Le poivre peut être ajouté surtout à la fin, pour garder un parfum plus propre.
Ce sauté se sert facilement avec des pommes de terre vapeur, du riz ou des tagliatelles. Avec des pâtes ou du riz, gardez un peu plus de jus. Avec des pommes de terre, vous pouvez le laisser réduire davantage.
Si vous voulez le faire légèrement varier, ajoutez une petite gousse d’ail avec les oignons ou une cuillère de moutarde hors du feu à la toute fin. Mieux vaut rester discret pour ne pas couvrir les champignons et le vin blanc.
Dans le même esprit, vous pouvez aussi voir le sauté de veau aux champignons à l’ancienne ou le sauté de dinde aux champignons à l’ancienne. Et pour une version plus fruitée, le sauté de porc au cidre et aux champignons à la normande suit une autre base.
Préparer à l’avance
Comme beaucoup de plats mijotés, ce sauté peut être fait la veille. Laissez-le refroidir avant de le mettre au frais. Le lendemain, réchauffez-le doucement à couvert. Si le jus s’est resserré, ajoutez un peu d’eau chaude ou de bouillon.
Évitez le feu fort au réchauffage. La viande durcit vite et les champignons perdent leur tenue. Quelques minutes sur feu doux suffisent, juste le temps de remettre le plat à bonne température.
Commentaires
J'ai utilisé des pleurotes parce que je n'avais que ça. Un peu différent mais tres bon quand même.
Petit doute sur la quantité de vin au départ, mais au final l'équilibre est bien. J'ai mis un peu plus d'oignons parce qu'on adore ça.
Petit retour après 2 essais: meilleur avec des champignons bien colorés avant de mouiller. La 1re fois j'avais été trop pressé.
Servi avec une purée maison, gros succès. Mon conjoint en a repris direct.
Testée pour le repas du soir avec du riz, tout le monde a fini son assiette. Même mon fils qui chipote sur les champignons en a mangé un peu.
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