Le poulet aux morilles et au vin jaune est un plat de cocotte assez sobre dans sa méthode. Il demande surtout de bons produits et une cuisson tenue de près. Le poulet doit d’abord bien colorer. Les morilles doivent être propres, sans sable. Le vin jaune doit rester présent sans écraser le reste. La crème, enfin, sert à arrondir la sauce, pas à la rendre lourde.
La recette suit une base classique : on dore les morceaux, on fait fondre les échalotes, on déglace, puis on laisse mijoter doucement avant de finir la sauce. C’est ce rythme qui donne un plat juste, avec une sauce courte et brillante. Si vous aimez ce type de volaille en cocotte, vous pouvez aussi voir la fricassée de poulet à l’ancienne ou le poulet aux morilles à la crème.
Les produits qui comptent vraiment
Le plus simple est de partir sur un poulet fermier découpé. Les morceaux avec peau supportent mieux le mijotage et donnent de meilleurs sucs au départ. Si les morceaux sont de taille très inégale, surveillez les blancs en fin de cuisson : ils peuvent être prêts avant les cuisses.
Les morilles séchées conviennent très bien. Il faut surtout bien les réhydrater puis les rincer avec soin, car les alvéoles retiennent souvent un peu de sable. Faites-les tremper dans l’eau tiède, remuez-les doucement, puis sortez-les à la main. Si besoin, recommencez avec une eau propre. L’eau de trempage peut servir, mais en petite quantité et après filtration fine.
Pour le vin, prenez bien du vin jaune. Son parfum est puissant, avec des notes de noix et d’épices. Il ne remplace pas tout le liquide de cuisson : il signe la sauce, tandis que le bouillon apporte le fond. La crème fraîche entière lie l’ensemble et adoucit sans faire disparaître le vin.
Bien lancer la cuisson
Avant de commencer, sortez le poulet un peu à l’avance et séchez les morceaux. Une peau humide colore mal. Vous pouvez les fariner très légèrement après assaisonnement. Ce n’est pas obligatoire, mais une fine pellicule aide la sauce à se tenir. Mieux vaut avoir la main légère.
Faites chauffer la cocotte avec l’huile et une partie du beurre. Le poulet doit dorer franchement, sans cuire dans son eau. Si besoin, travaillez en deux fois. Cette étape compte beaucoup : les sucs formés au fond de la cocotte donneront du relief à la sauce.
Une fois les morceaux réservés, faites fondre les échalotes sans les colorer fortement. L’ail reste discret dans ce plat : une seule gousse suffit largement. Remettez ensuite le poulet avant de verser le vin jaune pour déglacer.
Le bon moment pour les morilles et le vin jaune
Après avoir déglacé, laissez réduire quelques minutes pour calmer l’alcool, puis ajoutez le bouillon et le bouquet garni. La cuisson doit rester douce, avec un léger frémissement. Inutile de faire bouillir fort : cela durcirait la viande et casserait l’équilibre de la sauce.
Comptez environ 25 à 30 minutes de mijotage selon la taille des morceaux. Si les blancs sont plus petits, retirez-les un peu avant les cuisses. La chair doit rester souple et le jus clair près de l’os.
De leur côté, les morilles gagnent à être revenues quelques minutes au beurre avant d’entrer dans la cocotte. Ajoutez-les vers la fin de la cuisson. Elles gardent ainsi mieux leur texture et restent bien présentes dans l’assiette. Quelques cuillerées d’eau de trempage filtrée peuvent renforcer le parfum, mais mieux vaut rester mesuré.
Finir la sauce sans l’alourdir
Quand le poulet est cuit, retirez-le le temps de terminer la sauce. Enlevez aussi le bouquet garni. Si la surface est trop grasse, retirez l’excédent, puis laissez réduire quelques minutes à découvert. Ajoutez la crème en dernier et gardez un feu doux. La sauce doit juste frémir.
La bonne texture est celle d’une sauce qui nappe légèrement la cuillère. Si elle épaissit trop, ajoutez un peu de bouillon. Si elle est encore trop fluide, prolongez la réduction de quelques minutes. Salez avec prudence, car le bouillon et la réduction concentrent vite les saveurs. Un peu de poivre suffit.
Remettez enfin le poulet dans la cocotte pour le réchauffer doucement avec les morilles. Cinq minutes de repos hors du feu avant de servir font souvent du bien au plat : la sauce se détend un peu et les parfums se posent.
Accompagnements et conservation
Servez ce poulet avec un accompagnement discret, capable d’absorber la sauce : riz blanc, tagliatelles fraîches, pommes vapeur ou purée peu beurrée. Un morceau de pain pour saucer trouve aussi bien sa place à table. Mieux vaut éviter les garnitures trop marquées, qui masqueraient le goût du vin jaune.
Le plat se garde sans problème jusqu’au lendemain au réfrigérateur. Réchauffez-le à feu doux en ajoutant, si besoin, un trait d’eau ou de bouillon pour détendre la sauce. Le micro-ondes dépanne, mais la cocotte reste plus adaptée pour garder une viande moelleuse.
Dans le même registre, le poulet au riesling et aux champignons propose une sauce plus souple, tandis que la pintade au riesling et aux champignons a une chair un peu plus ferme.
Commentaires
Je cherchais une version à l’ancienne sans sauce trop épaisse, celle-ci me va bien. cuisson nickel.
Je n’avais pas assez de vin jaune, j’ai complété avec un peu de bouillon. C’était quand même réussi, plus doux.
fait en batch cooking pour le week-end, super pratique. J’ai ajouté les morilles un peu plus tard pour garder leur texture.
Je garde l'idée pour le batch cooking, en faisant la veille c'est encore meilleur réchauffé je trouve.
Fait ce dimanche en cocotte, très bon. J’ai juste baissé un peu le vin jaune pour que ça passe mieux avec les enfants, et la sauce restait super fine.
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