La selle d’agneau est une belle pièce, tendre et assez rapide à cuire. Elle demande surtout de la précision sur le temps. Une cuisson trop longue la fait vite sécher, alors qu’en la gardant rosée, on profite mieux de sa texture fine et de son goût délicat.
Ici, la préparation reste sobre. La viande est d’abord bien saisie, puis rôtie quelques minutes au four. Pendant le repos, on prépare un jus court avec les sucs, un peu d’échalote, d’ail, de vin blanc et beaucoup de persil ajouté au dernier moment. Rien de compliqué, mais il faut rester attentif.
Bien choisir la selle d’agneau
Demandez à votre boucher une selle raccourcie et ficelée, avec une fine couche de gras. Ce gras protège la viande pendant la cuisson et aide à garder une chair moelleuse. S’il est très épais, vous pouvez en retirer une partie, mais pas tout.
Avant de commencer, sortez la viande du réfrigérateur 20 à 30 minutes à l’avance. Séchez-la soigneusement avec du papier absorbant : une surface sèche colore mieux. Salez et poivrez généreusement juste avant de la saisir.
Si vous aimez les pièces d’agneau rôties, vous pouvez aussi voir le carré d’agneau rôti en croûte d’herbes à la française. La cuisson est proche, mais la selle se surveille encore plus de près.
La cuisson : saisir puis rôtir vite
Commencez dans une cocotte ou une sauteuse allant au four. Faites chauffer l’huile avec une partie du beurre, puis colorez la selle sur toutes ses faces. Cherchez une belle teinte dorée, régulière. Le beurre doit mousser sans noircir.
Ajoutez autour les échalotes coupées en deux, l’ail en chemise et un peu de thym. Ces aromates parfument le plat de cuisson sans masquer la viande. Une fois la selle bien saisie, enfournez dans un four chaud pour une cuisson courte.
Selon son épaisseur, comptez en général 12 à 15 minutes pour une viande rosée. Avec une sonde, retirez-la vers 54 à 56 °C à cœur. Sans sonde, la chair doit rester souple sous le doigt. Mieux vaut la sortir un peu tôt : elle continue de cuire pendant le repos.
Le repos, étape à ne pas écourter
À la sortie du four, posez la selle sur une assiette chaude et couvrez-la légèrement avec une feuille d’aluminium. Laissez-la reposer 8 à 10 minutes. Ce temps permet aux fibres de se détendre et au jus de mieux rester dans la viande.
Si vous tranchez trop tôt, le jus s’écoule sur la planche et les tranches paraissent plus sèches. Pour ce morceau, le repos compte presque autant que la cuisson elle-même.
Pour une autre approche de l’agneau, plus longue et plus fondante, regardez aussi l’épaule d’agneau confite à l’ail et au romarin. Ici, on cherche au contraire une viande encore rosée, avec une coupe nette.
Un jus court bien persillé
Pendant que la viande repose, retirez l’excédent de gras du plat en gardant les sucs. Remettez sur feu moyen, versez le vin blanc et grattez bien le fond avec une spatule en bois. Ajoutez ensuite le bouillon et laissez réduire quelques minutes.
Vous pouvez filtrer le jus si vous voulez quelque chose de plus net, mais ce n’est pas obligatoire. Hors du feu, ajoutez le reste de beurre bien froid pour lier légèrement, puis le persil plat finement ciselé. Il ne doit pas cuire longtemps : c’est ce qui garde sa fraîcheur et sa couleur.
Goûtez avant de servir. Le jus doit rester court, avec du relief, sans être trop salé. S’il a trop réduit, ajoutez une cuillerée d’eau. S’il est encore un peu léger, laissez-le reprendre une minute sur le feu.
Que servir avec
Des pommes de terre rôties conviennent très bien, surtout si vous servez le jus à part pour que chacun dose selon son goût. Des haricots verts, des carottes glacées ou des petits navets poêlés vont aussi très bien avec cette cuisson courte.
Au printemps, vous pouvez aussi vous inspirer des légumes du navarin d’agneau printanier : carottes nouvelles, navets, petits pois ou fèves accompagnent bien une selle rôtie.
Au moment du service, retirez la ficelle puis tranchez assez épais. Versez un peu de jus autour de la viande plutôt que directement sur toute la surface. La croûte reste plus nette, et chacun peut en reprendre.
Conservation et réchauffage
S’il reste de la viande, gardez-la de préférence entière plutôt que déjà tranchée. Bien emballée, elle se conserve au réfrigérateur jusqu’au lendemain. Pour la réchauffer, utilisez une chaleur douce, avec un peu de jus et un couvercle ou une feuille d’aluminium. Il faut juste la remettre à température, pas la recuire.
Les restes se mangent aussi très bien froids ou à peine tempérés, avec une salade de pommes de terre aux herbes ou quelques haricots tièdes.
Commentaires
Mes enfants ont aimé alors qu’ils ne demandent pas souvent de l’agneau, donc déjà rien que pour ça je la garde.
Bon équilibre entre recette tradi et rendu pas lourd. Le jus court, j’en referai pour d’autres viandes aussi.
Je n’avais qu’une demi selle donc j’ai adapté, résultat top. Viande tendre et pas sèche.
Bonne base. J'avais une selle un peu plus petite donc temps à ajuster, sinon nickel.
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