Le sauté de dinde va très bien en cocotte, à condition de rester sur une cuisson douce et de ne pas trop mouiller. Avec les navets, un détail change vraiment le plat : les faire dorer à part avant de les ajouter. Ils gardent mieux leur tenue, leur goût reste net, et le jus ne prend pas cette pointe d’amertume que l’on sent parfois quand ils cuisent trop longtemps directement dans la cocotte.
La base est classique et marche bien : viande colorée, oignons fondus, un peu de farine pour lier légèrement, vin blanc pour décoller les sucs, puis juste assez de bouillon pour accompagner la cuisson. Les navets rejoignent la viande sur la fin, le temps de finir de cuire sans se défaire.
Quels morceaux choisir
Le mieux est de partir sur des morceaux de dinde à mijoter : haut de cuisse désossé, sauté préparé par le boucher, ou cubes taillés dans la cuisse. Le filet n’est pas le plus adapté ici. Il cuit vite, sèche plus facilement et donne un jus moins savoureux.
Essayez de garder des morceaux réguliers, autour de 4 à 5 cm. S’ils sont trop petits, ils peuvent raffermir avant que la cuisson soit vraiment en place.
Des navets qui restent entiers
Choisissez de préférence des navets jeunes ou des navets ronds de taille moyenne, fermes et lisses. Les très gros navets sont souvent plus forts en goût et parfois fibreux. Selon leur taille, coupez-les en deux ou en quartiers assez gros. S’ils sont trop menus, ils risquent de se défaire en fin de cuisson.
La bonne méthode consiste à les faire blondir dans une poêle avec un peu de beurre, sur feu moyen. Il ne faut pas chercher à les cuire complètement à ce stade. Le but est juste de les saisir pour fixer leur texture. Salez-les légèrement en fin de cuisson, puis réservez.
Si vous aimez ce type de plat, vous pouvez aussi regarder le sauté de veau aux navets à l’ancienne, plus long à mijoter, ou le sauté de porc aux navets à l’ancienne, un peu plus fondant.
Bien démarrer la cocotte
Séchez d’abord les morceaux de dinde avec du papier absorbant. C’est important pour qu’ils colorent correctement. Si la viande rend son eau dès le départ, elle grise et le fond de cocotte se construit moins bien.
Faites revenir la dinde en plusieurs fois si besoin, dans l’huile avec une partie du beurre. Il faut une coloration nette, sans aller jusqu’à une croûte foncée. Salez et poivrez légèrement, puis réservez.
Dans la même cocotte, faites fondre les oignons. Ils doivent cuire quelques minutes pour ramollir et récupérer les sucs. Ajoutez ensuite l’ail, puis la farine, en fine couche. Une minute suffit. Elle ne doit pas accrocher ni prendre une couleur trop marquée.
Versez le vin blanc et grattez bien le fond avec une cuillère en bois. C’est ce qui donne la base du jus. Ajoutez le bouillon, le thym et le laurier, puis remettez la viande. Le liquide ne doit pas noyer les morceaux : on cherche un mijoté avec un jus court, pas une cuisson à l’eau.
Le bon rythme de cuisson
Laissez frémir doucement une vingtaine de minutes, à moitié couvert. La dinde n’a pas besoin d’une cuisson très longue, mais elle demande un peu de temps pour rester moelleuse. Ajoutez ensuite les navets dorés et poursuivez encore une quinzaine de minutes.
Sur la fin, surveillez surtout deux choses : la tenue des navets et l’état du jus. Les navets doivent se percer facilement, tout en restant entiers. La viande doit être cuite à cœur mais encore souple. Si les morceaux commencent à se défaire, c’est que la cuisson a été un peu trop loin.
Le jus, lui, doit être léger et légèrement lié. S’il vous semble trop fluide, laissez réduire quelques minutes sans trop couvrir. S’il a trop serré, ajoutez un petit trait d’eau chaude ou de bouillon. Goûtez avant de servir : avec la réduction, le sel peut vite monter.
Avec quoi le servir
Ce plat va bien avec des pommes de terre vapeur, une purée maison, des pâtes fraîches ou du riz. Si vous aimez les cocottes de dinde avec d’autres légumes, le sauté de dinde aux carottes à l’ancienne et le sauté de dinde aux poireaux à l’ancienne reposent sur la même logique de cuisson.
Vous pouvez aussi préparer ce sauté un peu à l’avance. Il se réchauffe bien le lendemain, à feu doux et à couvert, avec une ou deux cuillerées d’eau si le jus a trop réduit au froid. Évitez simplement le feu vif, qui raffermit vite la dinde.
Commentaires
Pas mal du tout. La prochaine fois je sale un peu moins au départ et je laisserai colorer davantage la viande.
Pas compliqué, bon rendu. La prochaine fois je ferai dorer la viande un peu plus fort au début.
Bon plat familial, simple et sans chichi. Par contre j’ai salé moins à la fin, le jus était déjà bien concentré.
Recette simple et assez rustique, ça change. Petite question: vous salez les navets avant de les dorer ou seulement à la fin ?
Chez moi les navets rendent parfois de l’eau, là non, donc déjà merci :) Je referai avec plaisir.
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