Le poulet basquaise est un plat de cocotte qui demande surtout un peu d’ordre dans la préparation. Les ingrédients sont connus : poulet, poivrons, oignons, ail, tomate. Ce qui change vraiment le goût et la texture, c’est la façon de les cuire. Le poulet doit d’abord bien dorer, puis finir doucement dans les légumes. La sauce, elle, doit réduire sans devenir sèche.
Ici, la recette part sur un poulet entier découpé, ce qui donne un mélange de morceaux moelleux et plus fermes. C’est pratique pour une cuisson en cocotte, mais il faut garder un œil sur les blancs, qui cuisent plus vite que les cuisses. Si vous préférez une cuisson plus régulière, vous pouvez aussi ne prendre que des cuisses et des hauts de cuisse.
Les bons repères pour les ingrédients
Trois poivrons de couleurs différentes donnent une sauce plus équilibrée. Le rouge apporte la douceur, le jaune reste assez rond, le vert donne un peu plus de relief. Coupez-les en lanières pas trop fines pour qu’ils gardent leur place dans le plat après cuisson.
Pour la tomate, vous pouvez utiliser des tomates pelées concassées en conserve : c’est souvent plus régulier qu’une tomate fraîche moyenne hors saison. L’oignon doit cuire doucement au début pour perdre son côté vif. L’ail s’ajoute plus tard pour éviter qu’il ne colore trop.
Le jambon de Bayonne n’est pas indispensable, mais il renforce la base du plat si vous en mettez un peu. Dans ce cas, salez avec retenue et rectifiez seulement à la fin. Le piment d’Espelette, lui, ne doit pas dominer : il relève la sauce, sans la rendre brûlante.
Bien démarrer la cuisson
La première étape importante, c’est la coloration du poulet. Prenez le temps de faire dorer les morceaux dans l’huile d’olive, en plusieurs fois si la cocotte n’est pas très large. Si vous surchargez, les morceaux vont rendre leur eau et la peau restera pâle.
Une fois le poulet réservé, les légumes cuisent dans la même cocotte. Ils récupèrent les sucs laissés au fond, ce qui donne tout de suite plus de goût à la sauce. L’oignon et les poivrons doivent commencer à fondre, sans aller jusqu’à la friture. Le jambon peut être ajouté à ce moment-là.
Le vin blanc sert surtout à décoller les sucs. Il ne faut pas en mettre trop : la sauce basquaise n’est pas une sauce longue. Après le vin, ajoutez la tomate, le thym, le laurier et le piment d’Espelette, puis remettez le poulet. La cocotte peut alors passer à un feu doux et régulier.
Une cuisson douce pour garder des morceaux moelleux
Le bon rythme, c’est un frémissement léger. Si la sauce bout franchement, la tomate réduit trop vite et le poulet risque de se resserrer. Couvrez partiellement pour laisser un peu d’évaporation. En cours de cuisson, retournez les morceaux une ou deux fois pour qu’ils s’imprègnent bien de la sauce.
Au bout de 35 à 40 minutes, les poivrons doivent être souples, l’oignon presque fondu, et la sauce plus liée. Elle ne doit pas être liquide au fond de la cocotte. Si elle réduit trop, ajoutez un petit trait d’eau. Si elle est encore trop abondante, laissez quelques minutes à découvert.
Si vous cuisinez avec des blancs, vous pouvez les retirer un peu avant la fin ou les ajouter plus tard selon leur taille. Avec uniquement des morceaux bruns, la cuisson est plus simple à gérer et supporte mieux le mijotage.
Comment servir le poulet basquaise
Le plus courant est de le servir avec du riz blanc, qui prend bien la sauce. Des pommes de terre vapeur conviennent aussi. Évitez en revanche un accompagnement trop riche : la sauce a besoin de rester au premier plan.
Comme beaucoup de plats mijotés, il se réchauffe très bien le lendemain. La sauce sera souvent un peu plus dense. Réchauffez doucement en cocotte, avec une ou deux cuillères d’eau si besoin, pour qu’elle retrouve une texture souple.
Si vous aimez ce genre de cuisson, vous pouvez aussi regarder le coq au vin traditionnel, la poule au pot traditionnelle ou le canard aux navets à l’ancienne, qui reposent sur le même soin porté à la cocotte et au jus de cuisson.
Commentaires
Ça sentait trop bon dans la cuisine. J'ai ajouté une gousse d'ail en plus, vieille habitude chez moi.
Testé en batch cooking dimanche, encore meilleur le lendemain. Par contre j'ai dégraissé un peu la sauce avant de servir.
Je l'ai préparé la veille, encore meilleur réchauffé je trouve. pratique pour un repas de famille.
Je l'ai préparé la veille, encore meilleur réchauffé je trouve. Pratique pour un repas de famille.
Goût très sympa, mais j'ai dû laisser découvrir en fin de cuisson sinon c'était trop liquide chez moi.
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