La fricassée de lapin se prête bien à la cuisson en cocotte. La viande cuit doucement, reste tendre, et la sauce se construit sans excès : les sucs de cuisson, un peu de vin blanc, un peu de bouillon, puis juste ce qu’il faut de crème pour lier l’ensemble. Les lardons apportent du corps, les petits oignons une note douce, et les champignons gardent leur place sans couvrir le goût du lapin.
C’est un plat mijoté assez net, avec une sauce qui enrobe les morceaux sans les noyer. Servez-le avec des pommes de terre vapeur, une purée maison, des pâtes fraîches ou du riz blanc. Si vous aimez ce type de cuisson, vous pouvez aussi voir le coq au vin traditionnel ou la blanquette de veau à l’ancienne.
Choisir les bons produits
Pour quatre personnes, comptez un lapin découpé d’environ 1,3 à 1,5 kg. Des morceaux de taille proche cuisent plus régulièrement. Si certains sont nettement plus petits, surveillez-les en fin de cuisson pour qu’ils ne sèchent pas.
Prenez un vin blanc sec, assez simple, sans note boisée marquée. Il doit soutenir la sauce sans prendre le dessus. Côté lardons, fumés ou nature conviennent. Les fumés donnent un goût plus marqué, mais mieux vaut ne pas forcer si vous voulez garder un plat équilibré.
Les petits oignons grelots tiennent bien à la cuisson. Si vous n’en avez pas, remplacez-les par des échalotes coupées en deux. Pour les champignons, blancs ou bruns, les deux vont bien. Le point utile, c’est de les saisir à part pour éviter qu’ils ne rendent trop d’eau dans la cocotte.
Bien démarrer la cuisson
Essuyez les morceaux de lapin avant de les faire dorer. Une viande humide colore mal. Farinez-les très légèrement : un voile suffit. Cela aide ensuite à donner un peu de tenue à la sauce, sans former une couche épaisse autour de la viande.
Commencez par faire revenir les lardons pour récupérer leur gras. Faites ensuite dorer le lapin sur toutes ses faces, sans entasser les morceaux. Si la cocotte est trop pleine, la viande va rendre son jus et pâlir au lieu de bien colorer. Mieux vaut procéder en deux fois si nécessaire.
Une fois le lapin réservé, faites revenir les petits oignons dans la même cocotte. Ils doivent blondir doucement. Les champignons, eux, gagnent à être poêlés à part sur feu assez vif avec un peu de matière grasse. Ils gardent ainsi plus de goût et une texture plus ferme.
Une fricassée qui mijote sans excès
Remettez ensuite le lapin et les lardons dans la cocotte, puis déglacez avec le vin blanc en grattant bien le fond. Ajoutez le bouillon et le bouquet garni. Le liquide ne doit pas recouvrir complètement les morceaux. Ici, on cherche une cuisson courte avec une sauce concentrée, pas un plat très mouillé.
Couvrez et laissez cuire à feu doux. La sauce doit frémir à peine. Si elle bout franchement, la chair se raffermit. Au bout de 30 minutes, retournez les morceaux. Ajoutez les champignons, puis poursuivez encore une vingtaine de minutes. Le lapin est cuit quand la pointe d’un couteau entre facilement près des jointures, sans que la viande se détache entièrement de l’os.
Finir la sauce correctement
Quand le lapin est tendre, retirez les morceaux quelques minutes avec les oignons, les lardons et les champignons. Si la sauce vous semble trop fluide, laissez-la réduire à découvert. Elle doit napper légèrement la cuillère, pas devenir lourde.
Ajoutez la crème fraîche sur feu doux pour arrondir la sauce. Mélangez, goûtez, puis ajustez le sel avec prudence : les lardons salent déjà beaucoup. Un peu de poivre suffit souvent à finir le plat. Remettez ensuite tous les éléments dans la cocotte juste le temps de les réchauffer ensemble.
Si vous préférez une sauce plus marquée, le lapin à la moutarde à l’ancienne va dans une autre direction. Ici, le goût reste plus droit, avec le vin blanc, les sucs de cuisson et la garniture comme base principale.
Accompagnements et conservation
Cette fricassée se sert avec des accompagnements sobres : pommes de terre vapeur, purée, tagliatelles fraîches ou riz. L’idée est de profiter de la sauce sans l’écraser.
Elle se garde jusqu’à deux jours au réfrigérateur dans un récipient fermé. Pour la réchauffer, remettez-la en cocotte sur feu doux. Si la sauce a trop épaissi, ajoutez une ou deux cuillerées d’eau ou de bouillon. Évitez le feu fort, qui durcit la viande et fait accrocher la sauce.
Vous pouvez aussi préparer le plat un peu en avance et faire la réduction finale juste avant de servir. C’est souvent plus pratique, et la sauce se règle plus facilement à ce moment-là.
Commentaires
Chez nous validé, mais j'ai diminué les lardons parce que je craignais que ce soit trop riche. Au final c'etait très équilibré.
Fait ce midi avec des champignons de Paris seulement, c'était très bon. J'ai laissé mijoter 10 min de plus pour avoir une sauce un peu plus liée.
Bonne base. J'ai remplacé les lardons par de la poitrine fumée et mis moins de sel du coup.
Très bonne base. J'ai ajouté un peu de thym et une feuille de laurier parce que j'aime quand ça sent plus la cocotte.
J'ai mis moitié vin blanc moitié bouillon, parce que je n'avais plus assez de vin. Résultat top, sauce légère.
Laisser un commentaire