Les pieds et paquets demandent du temps, surtout en cuisson. En cuisine, le plus important est d’être soigneux au départ : une farce bien liée, des paquets bien fermés et une cocotte qui frissonne doucement. Le reste se fait presque seul.
C’est une recette de tradition, assez franche en goût. Pour qu’elle reste équilibrée, il faut faire attention à trois points : ne pas trop saler la farce, ne pas trop remplir les paquets et garder une cuisson régulière. Si le feu est trop fort, la sauce durcit et les paquets risquent de se défaire.
Bien préparer les morceaux
Le plus pratique est de demander au tripier des pieds d’agneau déjà nettoyés et fendus, ainsi qu’une pansette prête à garnir. Si la pansette est en grands morceaux, découpez-la en rectangles assez larges pour envelopper une petite portion de farce.
Rincez rapidement les pieds et la pansette, puis séchez-les bien. Les pieds peuvent être blanchis 5 minutes dans l’eau bouillante si vous voulez une sauce un peu plus nette. Ce n’est pas obligatoire, mais c’est utile quand ils sont très gélatineux.
Pour la farce, la poitrine d’agneau et le petit salé doivent être hachés assez finement. Le petit salé apporte du goût, mais il ne doit pas prendre le dessus. Mieux vaut donc saler très peu au début, surtout avec le parmesan et la réduction de la sauce en fin de cuisson.
Une farce souple, des paquets bien tenus
Le pain trempé dans le lait puis bien essoré aide à garder une farce moelleuse. Mélangez avec l’ail, le persil, les œufs et le parmesan, sans trop travailler la masse. Elle doit se tenir, mais rester souple.
Pour former les paquets, déposez peu de farce au centre. Repliez la pansette en enfermant bien la garniture, puis ficelez sans trop serrer. Si le paquet est trop tendu, la farce peut pousser à la cuisson. S’il est trop lâche, il risque de s’ouvrir dans la sauce.
Prenez le temps de vérifier les ficelles avant de passer à la cocotte. C’est ce qui évite les paquets défaits après plusieurs heures de mijotage.
Une sauce simple et douce
La base de cuisson reste sobre : oignon, huile d’olive, tomates, concentré, vin blanc et bouquet garni. Faites d’abord suer l’oignon sans le colorer, puis ajoutez le reste et laissez frémir quelques minutes pour faire partir l’acidité du vin.
Le concentré de tomate sert surtout à donner un peu de tenue à la sauce. N’en mettez pas trop : on doit garder le goût du mijoté, pas celui d’une sauce tomate épaisse. Le bouillon doit arriver presque à hauteur des morceaux. Les pieds et les paquets doivent cuire en étant bien entourés de liquide, sans flotter.
Si vous aimez les plats d’agneau mijotés, vous pouvez aussi aller vers le mijoté d’agneau aux olives à la provençale ou le navarin d’agneau printanier, dans un registre plus court en cuisson.
La cuisson : pas de précipitation
Une fois les pieds et les paquets dans la cocotte, couvrez et laissez cuire à feu très doux pendant environ 2 h 30. La sauce doit à peine frémir. C’est ce rythme qui permet aux pieds de devenir tendres sans abîmer les paquets.
À mi-cuisson, retournez les paquets avec précaution et regardez le niveau de liquide. Si besoin, ajoutez un peu d’eau chaude ou de bouillon, mais sans noyer l’ensemble. En fin de cuisson, découvrez quelques minutes si la sauce semble trop fluide.
Les bons repères sont simples : les pieds doivent être bien tendres, et les paquets fermes mais encore souples sous la cuillère. Si la farce paraît sèche ou trop serrée, laissez encore mijoter un peu.
Un repos de 10 minutes hors du feu avant de servir aide aussi à stabiliser la sauce et à mieux tenir les paquets au dressage.
Avec quoi servir les pieds et paquets ?
Servez-les bien chauds, dans des assiettes creuses, avec du pain pour la sauce. Des pommes de terre vapeur conviennent aussi très bien. Une purée assez simple marche également, à condition de ne pas alourdir l’ensemble.
Selon les familles, la farce change un peu. Certains mettent davantage de persil, d’autres une pointe de menthe. Mieux vaut rester mesuré pour ne pas masquer le goût de l’agneau ni celui du jus.
Comme beaucoup de plats mijotés, celui-ci est souvent encore meilleur le lendemain. Laissez refroidir, gardez au frais, puis réchauffez très doucement en cocotte. Si la sauce a épaissi, ajoutez un petit verre d’eau chaude. Remuez le moins possible. Dans le même esprit, l’épaule d’agneau confite à l’ail et au romarin repose aussi sur une cuisson lente et régulière.
Commentaires
Question bête peut-être: vous faites revenir les paquets avant de mouiller ou direct en cocotte ? J'ai peur de rater la tenue.
Petite question: vous faites revenir les paquets combien de temps avant de mouiller ? J'ai peur de trop colorer.
Plat costaud mais vraiment bon. Mes enfants n'ont pas touché aux pieds par contre, les paquets oui sans souci.
Recette lancée ce matin pour le déjeuner en famille, ça a mijoté un bon moment mais le résultat valait l'attente. Sauce vraiment parfumée.
Je garde la recette pour mon batch cooking du week-end, ça se réchauffe très bien. Avec des pommes de terre vapeur à côté, top.
Laisser un commentaire