Ces côtes d’agneau se cuisent vite, mais demandent un peu d’attention. La viande doit bien saisir, rester rosée, puis reposer pendant que l’on prépare un jus court dans la même poêle. L’échalote apporte de la douceur, le vin blanc allège l’ensemble, et l’estragon vient relever le tout sans masquer le goût de l’agneau.
La recette est courte. C’est justement pour cela qu’il faut être prêt avant d’allumer le feu. Échalote ciselée, estragon effeuillé, assiettes prêtes à servir : une fois les côtes dans la poêle, tout s’enchaîne vite.
Choisir les bons produits
Prenez des côtes d’agneau d’épaisseur assez régulière. Si certaines sont très fines et d’autres épaisses, la cuisson sera inégale. Des côtes premières ou découvertes conviennent bien, à condition d’avoir un peu de chair et une petite bordure de gras. Ce gras protège la viande et aide à la coloration.
L’estragon doit être frais. C’est lui qui donne le ton du plat, avec sa note anisée très nette. En version séchée, le parfum est plus terne et moins précis. Retirez les tiges épaisses et gardez les feuilles entières ou à peine ciselées.
Pour le vin blanc, choisissez un vin sec et vif. Inutile d’aller vers quelque chose de boisé ou trop rond. Ici, il sert surtout à décoller les sucs et à garder un jus léger. Le mélange huile et beurre est bien adapté : l’huile aide à saisir, le beurre adoucit la sauce.
Ce qu’il faut faire avant de cuire
Sortez l’agneau du réfrigérateur une vingtaine de minutes avant la cuisson. Cela évite une viande trop froide à cœur. Juste avant de la mettre dans la poêle, épongez bien les côtes. Une viande sèche colore mieux.
Salez et poivrez au dernier moment. Il vaut mieux rester mesuré sur le sel au départ, car le jus réduit ensuite. Ciselez l’échalote très finement pour qu’elle fonde vite. Gardez aussi le beurre restant à portée de main pour finir le jus hors du feu.
Si vous aimez les variantes plus marquées, vous pouvez regarder les côtes d’agneau à la moutarde à l’ancienne ou les côtes d’agneau à la provençale. Ici, l’assaisonnement reste plus direct.
Bien saisir les côtes
Choisissez une poêle assez large pour que les côtes soient bien à plat. Si elles se chevauchent, elles rendent leur eau et dorent mal. Faites chauffer la poêle franchement avant d’ajouter l’huile et une partie du beurre, puis posez les côtes sans les déplacer tout de suite.
Pour des côtes moyennes, comptez 2 à 3 minutes par face. Adaptez selon l’épaisseur et la puissance du feu. Regardez les bords : quand la couleur rosée remonte doucement vers le centre et que la surface est bien dorée, la cuisson est généralement bonne. La viande doit rester souple sous le doigt.
Retirez les côtes sur une assiette chaude et laissez-les reposer un court moment. Ce repos compte, même s’il est bref. Pendant ce temps, les sucs restés dans la poêle vont servir à préparer le jus.
Faire un jus court sans lourdeur
Baissez légèrement le feu et faites revenir l’échalote une minute dans la poêle, sans la colorer fortement. Elle doit juste devenir tendre. Versez ensuite le vin blanc et grattez bien le fond avec une cuillère en bois pour décoller les sucs.
Laissez réduire 2 à 3 minutes. Si le jus est trop serré, ajoutez 2 à 3 cuillerées d’eau pour le détendre. Hors du feu, incorporez le reste du beurre, puis l’estragon. Il ne doit pas cuire longtemps : ajouté à la fin, il garde mieux son parfum. Goûtez avant de rectifier l’assaisonnement.
Le jus doit rester fluide et court, pas crémeux ni épais. Remettez ensuite les côtes 20 à 30 secondes dans la poêle, juste pour les réchauffer et les enrober légèrement. Servez sans attendre.
Avec quoi les accompagner
Des pommes sautées, une purée de pommes de terre pas trop riche, ou des haricots verts conviennent très bien. Des petits pois peuvent aussi aller avec l’estragon, surtout quand ils sont de saison. Mieux vaut éviter un accompagnement trop fort ou très épicé, qui prendrait le dessus sur le jus.
Versez seulement un peu de sauce sur les côtes au moment du service, et présentez le reste à part si vous voulez. La viande garde ainsi sa surface bien saisie.
Conserver et réchauffer
Ces côtes sont meilleures juste cuites. S’il en reste, gardez la viande et le jus séparément jusqu’au lendemain. Réchauffez doucement à la poêle, puis ajoutez le jus en fin de passage. Si le feu est trop fort, l’agneau durcit vite.
Les restes peuvent aussi se servir froids, en fines tranches, avec le jus dégraissé et quelques feuilles d’estragon. Le plat change un peu d’esprit, mais l’ensemble reste très bon.
Commentaires
Testé ce soir avec des petites pommes grenailles à côté. Le jus à l’échalote va super bien avec l’agneau, j’ai juste laissé 1 min de moins pour garder bien rosé.
Très français dans l'esprit, on a aimé. L'estragon frais apporte vraiment un truc en plus sans couvrir l'agneau.
Simple et classe à la fois. Servi avec une purée maison, assiettes vides en 10 min.
fait en version repas du soir rapide, avec haricots verts. Franchement efficace et pas compliqué.
fait avec un mélange estragon/persil parce que je n'en avais pas assez. résultat très bon, plus doux.
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