Ce sauté de veau suit une base très classique : la viande est saisie sans excès, les oignons cuisent doucement, puis l’ensemble mijote avec un peu de vin blanc et de bouillon. Les haricots verts ne sont ajoutés qu’à la fin. C’est ce qui permet de garder un plat net, avec une viande tendre, des oignons fondus et des légumes encore en place.
Ici, pas de sauce lourde. Le jus doit rester blond, assez court, juste un peu lié par la farine et la cuisson de la viande. Il accompagne sans masquer. Servez ce plat avec des pommes de terre vapeur, du riz blanc ou des tagliatelles fraîches si vous voulez récupérer le jus jusqu’à la dernière cuillère.
Choisir les bons morceaux
Pour ce type de cuisson, prenez du veau à mijoter : épaule, collier ou tendron désossé. Demandez des morceaux assez réguliers. S’ils sont trop petits, ils sèchent plus vite. S’ils sont très gros, il faudra allonger la cuisson et l’ensemble sera moins homogène.
Les haricots verts doivent être fermes et frais. S’ils cassent bien quand on les plie, c’est bon signe. Équeutez-les soigneusement. Sur les plus gros, retirez le fil si nécessaire. Plus ils sont fins, plus la cuisson sera courte.
Côté vin, un blanc sec ordinaire convient très bien, à condition qu’il ne soit pas trop dur ni trop acide. Il sert surtout à donner un peu d’élan au jus.
Bien démarrer la cuisson
Le premier point à surveiller, c’est la saisie de la viande. N’entassez pas les morceaux dans la cocotte. Faites-les revenir en plusieurs fois, pour les colorer légèrement sur toutes les faces. On cherche une teinte blonde, pas une viande fortement grillée.
Une fois le veau réservé, laissez cuire les oignons à feu moyen avec une petite pincée de sel. Ils doivent devenir souples, puis blondir légèrement. Ajoutez l’ail à la fin, juste une minute, pour éviter qu’il ne prenne un goût trop marqué.
Remettez ensuite la viande dans la cocotte, saupoudrez de farine et mélangez bien. Versez le vin blanc, laissez réduire brièvement, puis ajoutez le bouillon avec le thym et le laurier. Le liquide doit arriver à hauteur de la viande, pas davantage.
Une cuisson douce et régulière
Le veau aime les cuissons calmes. Une fois la cocotte couverte, le contenu doit frémir doucement. Si le bouillon bout trop fort, la viande se raffermit et le jus réduit trop vite. Gardez donc un feu doux et jetez un œil de temps en temps.
Après 55 à 60 minutes, goûtez un morceau. Il doit être tendre, mais encore se tenir. Selon la taille des morceaux et le morceau choisi, quelques minutes de plus peuvent être utiles. Mieux vaut prolonger un peu que servir trop tôt.
Pour les haricots verts, vous avez deux options. La plus sûre consiste à les blanchir 5 à 6 minutes dans une grande casserole d’eau salée, puis à les rafraîchir dans l’eau froide. Ils gardent ainsi une couleur plus vive et leur cuisson est plus facile à régler. Vous pouvez aussi les ajouter crus directement dans la cocotte, mais il faudra surveiller davantage.
Garder un jus léger
Quand la viande est presque prête, ajoutez les haricots verts et poursuivez la cuisson une dizaine de minutes. Si le jus vous semble trop abondant, laissez la cocotte à découvert sur les dernières minutes. Si au contraire il a trop réduit, ajoutez un petit trait d’eau ou de bouillon chaud.
Le bon repère est simple : un jus souple, qui enrobe légèrement les morceaux sans virer à la sauce épaisse. Goûtez avant de resaler, surtout si votre bouillon est déjà assaisonné. Le poivre s’ajoute plutôt en fin de cuisson.
Si vous aimez ce type de plat, vous pouvez aussi regarder le sauté de veau aux petits pois à l’ancienne ou le sauté de veau aux carottes à l’ancienne, préparés sur la même base.
Accompagnements, variantes et réchauffage
Les pommes de terre vapeur vont très bien avec ce sauté, parce qu’elles absorbent le jus sans prendre le dessus. Le riz blanc convient aussi. Des pâtes fraîches marchent bien si vous voulez un accompagnement un peu plus souple.
Pour changer un peu sans dévier du plat, gardez la main légère. Une seule gousse d’ail suffit. Le thym et le laurier apportent déjà ce qu’il faut. Inutile d’ajouter beaucoup d’herbes ou d’épices : les haricots verts perdraient vite leur place.
Ce plat peut se préparer à l’avance. Dans ce cas, faites la base la veille et ajoutez les haricots verts au réchauffage. Ils garderont une meilleure texture. Réchauffez toujours doucement, à couvert, avec un peu d’eau si le jus s’est trop resserré au froid.
Dans le même esprit, vous pouvez aussi voir le sauté de porc aux haricots verts à l’ancienne si vous cherchez une version sur une autre viande.
Commentaires
Chez moi cuisson un peu longue, presque 1h20 au total, mais le résultat valait le coup. Haricots ajoutés vraiment au dernier moment comme indiqué.
Petit retour après essai: j'ai blanchi les haricots avant, nickel pour la tenue. Merci pour l'idée du mijotage lent.
Recette suivie presque telle quelle, sauf un peu plus d'oignons chez moi. Le jus était top avec du riz.
Recette sympa pour un repas du dimanche. Les enfants ont mangé les haricots sans discuter, c’est assez rare pour être noté.
Plat simple mais bien expliqué. J'ai mis un couvercle entrouvert sur la fin pour faire réduire un peu la sauce.
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