La rouelle de veau se prête bien à la cuisson en cocotte. C’est une pièce qui a besoin de temps : en mijotant doucement, elle s’attendrit et garde du goût. Avec les carottes et quelques olives, on reste sur un plat franc, avec peu d’ingrédients mais un jus qui a du relief.
La préparation n’a rien de difficile. Le point important, c’est de bien faire dorer la viande au départ, puis de garder une cuisson douce. Il ne faut pas noyer la rouelle : le liquide doit seulement l’accompagner pour qu’elle braise tranquillement.
Quelle rouelle choisir ?
Prenez une rouelle assez épaisse, avec l’os au centre. Pour quatre personnes, une pièce d’environ 1,2 à 1,4 kg convient bien. Trop fine, elle sèche plus vite et supporte moins bien la cuisson longue. La chair doit être claire et ferme, avec un léger gras en bordure.
Les carottes gagnent à être coupées en gros tronçons ou en rondelles épaisses. Elles tiennent mieux à la cuisson et restent nettes dans l’assiette. Pour les olives, choisissez des vertes dénoyautées, charnues, avec un goût propre mais pas trop agressif. Elles salent un peu le jus, donc mieux vaut rester léger sur l’assaisonnement au début.
Le concentré de tomate sert surtout à soutenir la sauce. Une seule cuillerée suffit. Le vin blanc apporte un peu de nerf, sans donner une sauce marquée. Le thym et le laurier restent discrets, ce qui va bien avec le veau.
Bien démarrer en cocotte
La coloration de la rouelle compte beaucoup. Faites chauffer la cocotte avec l’huile et le beurre, puis laissez la viande prendre une vraie teinte dorée avant de la retourner. Si vous la déplacez trop tôt, elle accroche puis rend son eau. Il vaut mieux attendre que la surface se détache presque seule.
Quand la viande est réservée, faites revenir l’oignon puis les carottes dans les sucs. Ils vont donner une base plus riche au jus. Ajoutez ensuite le concentré de tomate et laissez-le cuire une minute pour enlever son goût cru. Déglacez avec le vin blanc en grattant bien le fond de la cocotte.
Remettez alors la rouelle avec le bouillon, le thym et le laurier. Le liquide doit arriver à peu près à mi-hauteur. On n’est pas sur une viande bouillie : elle doit cuire à couvert, dans une vapeur douce, avec un petit frémissement. Si ça bout trop fort, la viande se raffermit et le jus perd en finesse.
Le bon rythme de cuisson
Pendant le braisage, retournez la rouelle une ou deux fois, pas davantage. Profitez-en pour arroser le dessus avec le jus et vérifier qu’il en reste assez au fond. Si besoin, ajoutez un peu d’eau chaude, en petite quantité. L’idée n’est pas de refaire du volume, juste d’éviter que le fond n’attache.
Le temps indiqué donne un bon repère, mais il faut surtout regarder la texture. La viande doit commencer à se détendre autour de l’os et céder facilement sous la pointe d’un couteau. Les carottes doivent être fondantes sans se défaire.
Les olives s’ajoutent en fin de cuisson. Quinze minutes suffisent pour qu’elles parfument le jus tout en gardant leur texture. Si elles restent trop longtemps dans la cocotte, leur goût devient plus plat.
Comment garder un jus court
Quand la rouelle est cuite, vous pouvez la sortir quelques minutes avec les carottes et les olives, puis faire réduire le jus seul si nécessaire. C’est le meilleur moyen de le concentrer sans recuire la viande. Il doit napper légèrement la cuillère, sans devenir épais.
Goûtez avant de resaler. Entre le bouillon et les olives, l’équilibre peut déjà être bon. Un peu de poivre fraîchement moulu suffit souvent à relever l’ensemble. Si vous aimez un jus plus rond, la petite quantité de beurre présente dans la cuisson suffit généralement ; inutile d’en rajouter.
Pour le service, présentez la rouelle entière au centre du plat ou tranchez-la grossièrement autour de l’os. Disposez les carottes et les olives autour, puis versez un peu de jus dessus. Gardez le reste à part pour que chacun puisse en reprendre.
Avec quoi la servir ?
Des pommes de terre vapeur ou une purée maison accompagnent bien ce braisé. Des pâtes fraîches marchent aussi si vous voulez profiter du jus. Le riz est possible, mais il prend davantage le dessus dans l’assiette.
Ce plat se réchauffe très bien le lendemain, à feu doux et à couvert. Si le jus a trop épaissi au froid, ajoutez une ou deux cuillerées d’eau avant de remettre sur le feu. Arrosez la viande pendant le réchauffage pour qu’elle garde son moelleux.
Si vous aimez les cocottes de ce genre, vous pouvez aussi regarder ce mijoté de poulet aux olives ou ce ragoût de boulettes aux petits pois et carottes, dans le même esprit familial.
Commentaires
Le mélange carottes olives marche super bien, je n'y aurais pas pensé. Servi avec de la semoule chez nous.
Recette faite dimanche pour mes parents, tout le monde a saucé. Le jus était top.
Petite question: vous mettez les olives dès le début ou plutôt à la fin pour garder un peu de goût ?
Je l'ai préparée la veille, réchauffée le soir c'était encore meilleur. Pratique pour s'avancer.
Fait ce midi en cocotte en fonte, la viande était super tendre. J'ai juste laissé 15 min de plus pour avoir des carottes bien fondantes.
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