La palette de porc est une pièce faite pour la cocotte. Elle aime les cuissons lentes, avec peu de liquide et un feu régulier. Ici, le cidre apporte juste ce qu’il faut de fruit et d’acidité. Les oignons fondent dans le jus, et les pommes arrivent en fin de cuisson pour ne pas se défaire.
Le point à surveiller est surtout la quantité de liquide. La viande doit braiser, pas bouillir. Avec une palette bien saisie au départ, un cidre brut et une cuisson douce, on garde un jus court, net et bien lié par la gélatine naturelle de la viande.
Bien choisir les produits
Prenez une palette entière, de préférence avec os. Elle reste plus moelleuse et le fond de sauce gagne en goût. Pour 6 personnes, une pièce de 1,5 kg environ convient bien. Un peu de gras en surface est utile : il protège la viande pendant la cuisson.
Le cidre brut est le plus adapté. Un cidre doux risque de charger le plat en sucre, surtout avec les oignons et les pommes. Si votre cidre est très sec, ce n’est pas gênant : la cuisson longue adoucit l’ensemble.
Choisissez aussi des pommes qui tiennent à la chaleur. Reinette, Boskoop, Canada ou Elstar vont bien. Les variétés trop farineuses finissent vite en compote dans la cocotte.
Bien démarrer la cuisson
La coloration de la viande compte beaucoup. Faites chauffer la cocotte avec l’huile et un peu de beurre, salez légèrement la palette puis faites-la dorer sur toutes ses faces. N’essayez pas de la retourner trop tôt : quand la croûte se forme, elle se décolle presque seule.
Retirez ensuite la viande et faites revenir les oignons dans la même cocotte. Ils doivent tomber doucement et blondir à peine. C’est à ce moment qu’ils récupèrent les sucs laissés par la palette et qu’ils vont donner de la profondeur au jus.
Il n’est pas utile d’ajouter de farine. Entre la réduction du cidre, les sucs et la matière naturelle de la viande, la sauce prend assez de corps sans devenir lourde.
Une braise douce et régulière
Remettez la palette sur les oignons, ajoutez le thym, le laurier et versez le cidre. Le liquide doit arriver à peu près au tiers de la hauteur de la viande. Couvrez puis laissez cuire au four à 160 °C. Cette température permet à la viande de s’attendrir sans durcir.
Retournez la palette une fois en cours de cuisson. Vérifiez simplement qu’il reste du jus au fond. Si la cocotte paraît trop sèche, ajoutez un petit verre d’eau. Mieux vaut corriger légèrement en route que verser trop de liquide dès le départ.
Le temps indiqué donne une bonne base, mais fiez-vous surtout à la texture. Une palette prête se pique facilement, la viande se relâche autour de l’os et commence à s’effeuiller sans effort.
Si vous aimez ce type de plat, vous pouvez aussi regarder la palette de porc au chou vert à l’ancienne ou la palette de porc aux lentilles à l’ancienne.
Ajouter les pommes au bon moment
Les pommes ne doivent pas cuire pendant toute la braise. Ajoutez-les seulement dans les 25 à 30 dernières minutes. Elles auront le temps de s’attendrir tout en gardant leur forme.
Vous pouvez les mettre crues dans la cocotte, mais une courte cuisson au beurre dans une poêle leur donne un peu plus de tenue et un goût plus rond. Inutile de trop les colorer : quelques faces dorées suffisent.
En fin de cuisson, adaptez le couvercle selon le jus. S’il est encore trop abondant, laissez réduire quelques minutes à découvert. S’il est déjà bien concentré, gardez une légère couverture pour éviter qu’il ne serre trop.
Service et accompagnements
Servez la palette en gros morceaux, avec les oignons fondus, les quartiers de pommes et le jus à la cuillère. Une purée de pommes de terre convient très bien, tout comme des pommes vapeur ou des carottes simplement poêlées. Des tagliatelles fraîches peuvent aussi accompagner le plat si vous voulez garder tout le jus.
Dans le même esprit, vous pouvez aussi préparer un porc au cidre et aux pommes à la normande ou une épaule de porc braisée au cidre et aux oignons à la normande.
Si vous voulez un jus un peu plus doux, ajoutez une petite cuillère de crème en fin de cuisson, hors du feu. Pas davantage : le goût du cidre doit rester net. Une pointe de moutarde est possible aussi, mais elle change plus franchement l’équilibre du plat.
Préparer à l’avance
Comme beaucoup de plats mijotés, cette palette se garde très bien jusqu’au lendemain. Laissez-la refroidir dans son jus puis réservez-la au frais. Le réchauffage se fait doucement, à couvert, avec un trait d’eau si le fond de sauce a trop réduit.
Les pommes sont plus fragiles après un passage au froid. Si vous voulez les garder bien nettes au service, vous pouvez cuire quelques quartiers frais au moment de réchauffer la viande.
Commentaires
Bonne base, mais chez moi il a fallu surveiller le liquide. Ça réduisait vite en fin de cuisson.
Bonne base. J'ai ajouté une cuillère de moutarde à l'ancienne dans la sauce, ça allait très bien avec le porc.
Sympa pour un déjeuner entre amis, ça mijote tranquille pendant qu'on fait le reste. Servi avec des pâtes fraîches ici.
Fait en batch cooking pour deux repas, aucun souci au réchauffage. Avec des carottes en plus c'était bien aussi.
Pas compliqué, et ça change du rôti classique. Fait un soir de pluie, parfait repas cocooning.
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