Ce mijoté repose sur peu d’ingrédients, mais chacun compte. Le poulet apporte le fond, le fenouil donne une base douce et légèrement anisée, les olives relèvent le jus, et le citron réveille l’ensemble sans le durcir. On est sur une cocotte assez légère, avec un fond de cuisson brillant plutôt qu’une sauce épaisse.
Le point important, c’est de garder un bon équilibre. Le fenouil ne doit pas être noyé, les olives ne doivent pas saler tout le plat, et le citron gagne à être ajouté en fin de cuisson pour rester net. En procédant comme ça, le goût reste précis et la cocotte garde une vraie tenue.
Les bons choix dès le départ
Les morceaux de poulet avec os et peau conviennent le mieux ici. Les hauts de cuisse et les pilons supportent bien le mijotage et donnent plus de goût au jus. Avec du blanc, la cuisson serait plus délicate et la viande sécherait plus vite.
Choisissez des fenouils fermes, sans parties molles à la base. Deux bulbes moyens suffisent pour quatre personnes, car ils réduisent beaucoup en cuisant. Mieux vaut les couper en quartiers assez réguliers, pas trop fins, pour qu’ils restent présents dans l’assiette.
Pour les olives, des vertes dénoyautées font bien l’affaire. Elles sont faciles à doser et s’intègrent bien au jus. Si elles sont très saumurées, un rinçage rapide évite que le sel prenne le dessus. Côté citron, gardez la main légère au début : un peu de zeste pendant la cuisson, puis le jus à la fin, en goûtant.
Le reste peut rester sobre : un oignon, de l’ail, un peu de bouillon et quelques brins de thym. Le plat n’a pas besoin de davantage pour être bien en place.
Bien dorer le poulet
La coloration de départ donne une bonne partie du goût. Faites chauffer l’huile dans une cocotte, puis posez les morceaux côté peau sans les serrer. Il faut une vraie saisie, pas une cuisson à l’étouffée. Si la cocotte est trop pleine, faites en deux fois.
La peau doit prendre une couleur dorée soutenue. Il ne s’agit pas de cuire complètement le poulet à ce stade, seulement de former une base de goût. Retournez les morceaux quelques minutes, puis réservez-les. Si la cocotte a rendu beaucoup de graisse, retirez-en une partie, pas tout.
Dans la même cocotte, faites revenir l’oignon et le fenouil avec une petite pincée de sel. Ils doivent s’assouplir, colorer un peu, et commencer à attacher légèrement au fond. C’est ce fond de cuisson qui donnera du relief au jus. Ajoutez l’ail seulement à la fin, juste le temps de le faire revenir sans le brunir.
Un mijotage doux
Remettez ensuite le poulet sur les légumes, ajoutez le bouillon, le thym et le zeste de citron. Le liquide doit arriver à peu près à mi-hauteur des morceaux. Il ne faut pas noyer la viande : on cherche un jus court, pas un plat bouilli.
Couvrez partiellement et laissez cuire à petit feu. Le bon repère, c’est un frémissement régulier, jamais une forte ébullition. Si ça bout trop, le poulet se raffermit et le fenouil se défait. Après une vingtaine de minutes, ajoutez les olives pour qu’elles parfument sans dominer.
En fin de cuisson, pressez un peu de jus de citron et goûtez avant d’en mettre davantage. Selon le citron, une moitié peut suffire. Le jus doit rester vif, sans devenir acide. Si le fond de cuisson semble trop abondant, laissez réduire quelques minutes à découvert. S’il manque un peu de liquide, ajoutez une ou deux cuillerées de bouillon chaud ou d’eau.
Quand le plat est prêt, le fenouil doit être fondant sans disparaître, le poulet bien cuit jusqu’à l’os, et le jus assez lié pour napper légèrement une cuillère.
Quelques ajustements possibles
Vous pouvez ajouter une petite pincée de graines de fenouil écrasées au moment de faire revenir les légumes, mais il vaut mieux rester discret. Une touche de piment doux passe aussi très bien si vous aimez un fond un peu plus chaud.
Au service, le persil apporte une fraîcheur utile. Vous pouvez aussi mettre quelques quartiers de citron à table pour ajuster selon les goûts. En revanche, mieux vaut éviter d’ajouter tomate, crème ou un mélange d’épices trop marqué : cela brouillerait le plat.
Si vous aimez ces associations, vous pouvez aussi voir le mijoté de lapin aux olives, tomates et romarin ou la dorade au four aux tomates, olives et fenouil, qui vont dans le même esprit.
Avec quoi le servir
Le riz blanc accompagne très bien ce mijoté, parce qu’il absorbe le jus sans masquer les saveurs. Des pommes de terre vapeur conviennent aussi, tout comme une purée assez nature. Une semoule fine peut marcher également, à condition de la garder simple.
Avant de resaler à table, goûtez. Entre le bouillon et les olives, l’assaisonnement monte vite. S’il en reste, la cocotte se réchauffe bien le lendemain, doucement, avec une petite cuillerée d’eau pour détendre le jus si besoin.
Commentaires
Fait ce soir avec des cuisses de poulet, le fenouil était super fondant. J'ai mis un demi citron seulement pour les enfants et c'était nickel.
Très bon plat du dimanche. J'ai laissé mijoter 10 min de plus car ma cocotte accroche un peu, au final sauce courte mais bien parfumée.
Petite question: vous ajoutez le citron hors du feu ou juste avant la fin ? J'ai peur que ça devienne amer.
Testé avec des olives noires parce que j'avais que ça. C'était bon quand même, plus doux que ce que j'imaginais.
recette simple et qui change du poulet au four habituel. Le fenouil passe très bien même pour ceux qui disent ne pas aimer.
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