Ce mijoté de bœuf prend une autre voie que les versions au vin rouge. La cuisson se fait au bouillon, avec des carottes pour la douceur, des olives vertes pour la pointe saline et un peu d’orange pour donner du relief. Le jus reste court, clair et bien lié aux morceaux.
L’ensemble demande surtout de la retenue. L’orange doit parfumer sans prendre le dessus. Les olives doivent soutenir le jus, pas le saturer. Quant à la viande, elle a besoin d’une cuisson douce et assez longue pour devenir tendre tout en gardant de la tenue.
Quels morceaux choisir
Prenez un morceau de bœuf à mijoter, comme le paleron, la macreuse, le gîte ou le jumeau. Si vous avez le choix, mélanger deux morceaux donne souvent une texture plus intéressante. Faites couper des cubes assez gros. Des morceaux trop petits sèchent plus vite et se tiennent moins bien en fin de cuisson.
Choisissez des carottes fermes, puis coupez-les en tronçons épais ou en biseaux larges. Elles doivent rester entières après plus d’une heure en cocotte. Pour les olives, des olives vertes dénoyautées assez douces conviennent bien. Mieux vaut éviter celles qui sont très vinaigrées ou trop salées.
Pour l’orange, utilisez si possible un fruit non traité, puisque le zeste entre dans la recette. Le zeste apporte le parfum, le jus une légère fraîcheur. Il faut rester mesuré pour garder l’esprit d’un plat mijoté, pas d’un plat d’agrumes.
Bien démarrer la cuisson
La première étape compte beaucoup : il faut bien colorer la viande. Faites chauffer la cocotte, puis saisissez les morceaux en plusieurs fois dans l’huile d’olive. Si la cocotte est trop pleine, la viande rend son eau et ne dore pas correctement.
Retirez ensuite la viande et faites revenir l’oignon dans la même cocotte. Les sucs laissés au fond vont enrichir le jus. Ajoutez l’ail, puis le concentré de tomate et la farine. Cette petite base donne un jus plus lié, sans l’alourdir.
Remettez la viande avec les carottes, le laurier, le thym et le zeste d’orange. Salez peu à ce stade, car les olives apporteront déjà une partie de l’assaisonnement. Un peu de poivre suffit pour commencer.
Une cuisson douce et régulière
Versez le bouillon chaud sans noyer les ingrédients. Le liquide doit monter à peu près aux deux tiers de la viande et des légumes. Couvrez puis laissez mijoter à feu doux. Le bon rythme, c’est un léger frémissement. Si l’ébullition est trop forte, la viande se raffermit et le jus se trouble.
Au bout d’environ 1 h 15, la viande commence à s’attendrir, mais cela dépend du morceau choisi. Piquez un cube avec la pointe d’un couteau. Si elle entre encore difficilement, prolongez un peu la cuisson. Mieux vaut se fier à la texture qu’au minuteur.
Ajoutez les olives et une partie du jus d’orange vers la fin. C’est plus juste ainsi : les olives gardent mieux leur goût et l’orange reste plus nette. Si tout est mis trop tôt, les saveurs se fondent davantage, mais perdent en relief.
Ajuster le jus en fin de cuisson
Les 20 dernières minutes servent à finir la cuisson de la viande et à resserrer légèrement le jus. Laissez la cocotte partiellement découverte. Le jus doit napper les morceaux, pas former une sauce épaisse. S’il réduit trop vite, ajoutez un petit verre d’eau chaude ou un peu de bouillon.
Goûtez avant de servir. Selon les olives et le bouillon utilisés, il ne faudra parfois presque pas de sel. Si l’orange est trop discrète, ajoutez le reste du jus hors du feu, petit à petit. Si elle ressort trop, laissez cuire encore quelques minutes pour l’assagir.
Vous pouvez finir avec un peu de zeste très fin, mais sans insister. Ici, le parfum doit rester en arrière-plan.
Avec quoi servir ce mijoté
Ce plat va bien avec des pommes de terre vapeur, une purée maison, du riz blanc ou de la semoule. L’essentiel est d’avoir un accompagnement qui absorbe bien le jus.
Dans le même esprit, vous pouvez aussi voir la rouelle de veau braisée aux carottes et aux olives. Si vous cherchez une cocotte plus profonde en goût, la joue de bœuf braisée au vin rouge à l’ancienne ira dans une autre direction. Et pour une version plus légère autour des olives et des agrumes, le mijoté de poulet aux olives, citron et fenouil peut aussi convenir.
Conservation et réchauffage
Comme beaucoup de plats mijotés, celui-ci se tient très bien jusqu’au lendemain. Le repos arrondit le jus et laisse le temps aux saveurs de se poser. Gardez la cocotte au réfrigérateur jusqu’à deux jours une fois le plat refroidi.
Pour réchauffer, faites-le doucement à couvert. Si le jus a figé, c’est normal. Ajoutez un trait d’eau ou de bouillon si besoin, puis remuez avec précaution pour ne pas casser les morceaux. Vérifiez l’assaisonnement seulement à la fin.
Commentaires
Bonne surprise. Je craignais que l’orange prenne trop le dessus mais non, c’est discret et ça relève juste le jus.
J’ai laissé mijoter 20 min de plus car ma viande était un peu ferme au départ. Au final super fondant.
Petit doute : vous mettez le zeste aussi ou seulement le jus ? J’ai envie de le refaire ce week-end.
Je n’aurais jamais pensé au mélange olives orange avec le boeuf, et ben si, ça marche vraiment bien.
Préparé la veille pour ce soir, encore meilleur réchauffé. Pratique pour le batch cooking.
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