Le jarret de porc aux lentilles est un plat de cocotte qui demande surtout une cuisson douce et régulière. La préparation reste simple : on lance le jarret avec les aromates, on laisse la viande s’attendrir, puis on ajoute les lentilles assez tard pour qu’elles gardent de la tenue. Le service se fait avec un peu de jus, sans chercher à noyer le plat.
La recette se fait avec un jarret frais ou demi-sel. Le demi-sel donne un bouillon plus corsé et demande de surveiller l’assaisonnement de près. Le jarret frais est plus rond en goût et permet de mieux doser le sel. Dans les deux cas, mieux vaut éviter l’ébullition franche : un léger frémissement garde la viande souple et le jus plus propre.
Quel jarret et quelles lentilles choisir ?
Un jarret avec os et couenne convient bien ici. C’est ce qui donne du goût au jus et cette texture un peu liée qu’on attend d’un plat mijoté. Si vous partez sur un jarret demi-sel, faites-le tremper 2 à 4 heures dans l’eau froide selon son niveau de salaison. Un changement d’eau suffit souvent.
Pour les lentilles, restez sur des lentilles vertes. Elles tiennent mieux à la cuisson et supportent bien la cuisson en cocotte. Rincez-les avant de les ajouter, sans trempage. Des lentilles trop anciennes cuisent parfois de façon irrégulière : si vous avez un doute, surveillez-les un peu plus tôt en fin de cuisson.
Les légumes ont un rôle d’appui. Carotte, oignon, céleri, ail et bouquet garni construisent le fond du plat sans masquer le porc. Les clous de girofle dans l’oignon apportent une note classique, mais il vaut mieux rester léger pour ne pas durcir le goût.
Le bon départ en cocotte
Avec un jarret frais, faites d’abord colorer la viande dans un peu de graisse ou d’huile. Prenez le temps de la retourner pour marquer plusieurs faces. Cette étape renforce le jus. Avec un jarret demi-sel, une légère coloration suffit : il dore moins et son intérêt vient surtout de son goût.
Ajoutez ensuite les légumes aromatiques et laissez-les suer quelques minutes. Ils doivent à peine blondir. Versez l’eau à hauteur, ajoutez le bouquet garni, puis laissez cuire à petit feu. Inutile de charger en vin ou en épices : le plat repose surtout sur le porc, les légumes et le temps de cuisson.
Pendant cette première cuisson, gardez le couvercle partiellement posé et surveillez le feu. Si le liquide bout trop fort, la viande se raffermit et le bouillon devient trouble. Si besoin, baissez le feu dès que le frémissement est installé.
Quand ajouter les lentilles
Les lentilles ne doivent pas cuire tout le temps avec le jarret. Sinon elles finissent par s’ouvrir et boivent trop de liquide. Mieux vaut les ajouter quand la viande est déjà bien avancée, après environ 1 h 15 de cuisson dans une cocotte classique.
Ajoutez-les avec la dernière carotte coupée en rondelles si vous voulez garder quelques morceaux plus nets au service. Comptez ensuite encore 30 à 35 minutes de cuisson. Le bon repère, c’est une lentille tendre mais entière, avec un fond de jus encore visible dans la cocotte.
Sur la fin, adaptez sans trop remuer. Si le liquide baisse vite, ajoutez un peu d’eau chaude. Si au contraire il en reste trop, laissez quelques minutes à découvert. Cela suffit souvent pour retrouver un jus court.
Repères de cuisson et assaisonnement
Le jarret est prêt quand la lame d’un couteau entre facilement près de l’os. La chair doit se détacher sans résistance, mais elle peut encore se tenir si vous voulez servir de beaux morceaux. Si vous prolongez davantage, la viande se défait plus franchement.
Goûtez toujours le jus avant de saler, surtout avec un jarret demi-sel. Il n’est pas rare de ne rien ajouter du tout. Le poivre en fin de cuisson suffit souvent. Si la surface est un peu grasse, retirez-en une petite partie à la cuillère, mais gardez-en assez pour que le jus reste lié.
Si vous aimez les plats dans le même esprit, vous pouvez aussi regarder la palette de porc aux lentilles à l’ancienne ou le petit salé aux lentilles. Le jarret donne une chair plus gélatineuse et un jus un peu plus serré.
Service et variantes
Servez le jarret entier ou partagé en gros morceaux, posé sur les lentilles avec un peu de jus. Une moutarde forte ou à l’ancienne accompagne bien le plat. Il n’y a pas besoin d’ajouter grand-chose de plus.
Vous pouvez glisser quelques pommes de terre en fin de cuisson, à condition de rester raisonnable pour ne pas prendre le dessus sur les lentilles. Avec un jarret frais, un petit morceau de lard fumé peut aussi renforcer le goût du bouillon.
Le plat se réchauffe bien le lendemain. Les lentilles auront absorbé une partie du jus : ajoutez simplement un peu d’eau au moment de réchauffer, à feu doux, en remuant le moins possible. Si vous cherchez une version plus sombre, le jarret de porc braisé à la bière et aux oignons va dans ce sens, tandis que la palette de porc au chou vert à l’ancienne part sur un registre plus végétal.
Commentaires
Très bonne base. J'ai mis un oignon de plus et un petit clou de girofle, ça donnait un côté plus rustique.
Fait ce midi, très bon avec une pointe de moutarde à la fin. Les lentilles étaient fondantes sans partir en purée, nickel.
Très correct, goût franc comme annoncé. J'aurais aimé un peu plus de jus mais c'est peut-être ma cuisson qui était trop vive.
Chez moi le jarret était assez salé de base donc je n'ai presque pas assaisonné. Je le note pour la prochaine fois.
Version faite sans lard en plus, juste le jarret, et c'était déjà bien goûteux. Merci pour les repères de cuisson.
Laisser un commentaire