La daube d’agneau demande un peu de temps, mais la préparation reste nette. On fait d’abord bien colorer la viande, puis on la laisse mijoter doucement avec le vin rouge, les oignons, les carottes, l’ail et les herbes. La tomate reste en retrait. Les olives noires arrivent plus tard, pour relever la sauce sans prendre toute la place.
On est ici sur une vraie cuisson de cocotte. Rien à voir avec un sauté minute. La viande doit cuire lentement pour devenir tendre sans se défaire. Si vous aimez les plats d’agneau mijotés, cette recette s’inscrit dans la même famille qu’un navarin d’agneau printanier, avec un registre plus sombre et plus méridional.
Les morceaux à privilégier
Pour une daube, mieux vaut choisir des morceaux qui supportent bien la cuisson longue. L’épaule fonctionne bien, le collier aussi. Le mélange des deux donne souvent un bon équilibre entre chair et moelleux. Demandez des morceaux de 4 à 5 cm environ. Trop petits, ils sèchent plus vite et se cassent dans la sauce.
Le vin rouge a aussi son importance. Pas besoin d’une bouteille chère, mais prenez un vin que vous boiriez à table. Un rouge du Sud, souple, avec peu de bois, convient bien. S’il est trop tannique, la sauce peut durcir un peu.
Pour les olives, restez sur des olives noires dénoyautées, non farcies. Elles doivent soutenir la sauce, pas la transformer. La tomate sert surtout à arrondir l’ensemble. Mieux vaut en mettre peu que trop.
Bien démarrer la cuisson
La première étape compte beaucoup : il faut saisir la viande par petites quantités. Si la cocotte est trop pleine, l’agneau rend son eau et ne colore pas vraiment. La sauce sera moins nette. Prenez donc le temps de faire dorer les morceaux en plusieurs fois, avec un peu d’huile d’olive.
Gardez ensuite les sucs dans la cocotte. Faites revenir les oignons et les carottes à leur place. L’ail s’ajoute juste après, brièvement. Il doit parfumer, pas blondir fortement. Le concentré de tomate et un peu de farine viennent ensuite pour donner du fond et aider la sauce à se lier pendant le mijotage.
Le vin rouge sert à décoller le fond de la cocotte. Grattez bien, puis remettez la viande avec les tomates concassées, le bouquet garni et, si vous le souhaitez, un peu de zeste d’orange. Cette note reste discrète. Si vous aimez les daubes très droites, vous pouvez l’omettre.
Une cuisson douce et régulière
La daube ne doit pas bouillir fort. Il faut un frémissement calme, avec quelques bulles de temps en temps. C’est ce qui permet à l’agneau de s’attendrir sans se raidir. Couvrez et laissez cuire environ 2 heures, puis ajoutez les olives pour les 30 dernières minutes.
Ce repère peut varier selon les morceaux. À la fin, un couteau doit entrer facilement dans la viande. Si ce n’est pas encore le cas, poursuivez un peu. À l’inverse, si la sauce réduit trop vite, versez un peu d’eau chaude. Si elle reste trop fluide, terminez quelques minutes à découvert.
La consistance ne doit pas être lourde. Une bonne daube garde une sauce souple, bien liée, qui enrobe la viande sans devenir épaisse comme une réduction.
Les bons réglages avant de servir
Quand la cuisson est terminée, retirez le bouquet garni et le zeste d’orange. Goûtez la sauce avant de resaler. Les olives apportent déjà une part d’assaisonnement. Un peu de poivre du moulin à la fin suffit souvent.
Comme beaucoup de plats mijotés, cette daube gagne à attendre. Le lendemain, la sauce est plus liée et les saveurs se fondent mieux. Réchauffez alors doucement, sur feu bas. Si elle a épaissi au repos, allongez-la avec un peu d’eau chaude.
Si vous aimez ce type de cuisson, vous pouvez aussi regarder la daube de bœuf provençale ou, pour une version plus rapide, un sauté d’agneau aux carottes à l’ancienne.
Avec quoi l’accompagner
Les pommes de terre vapeur vont très bien avec cette daube. Elles absorbent la sauce sans la masquer. Des tagliatelles fraîches ou une polenta souple conviennent aussi. Le riz reste une option plus neutre.
Mieux vaut garder un accompagnement sobre. La sauce a déjà de la présence avec le vin, l’ail, les herbes et les olives. Une garniture trop riche ou trop épicée passerait devant.
Conservation
La daube se garde 2 à 3 jours au réfrigérateur, dans un récipient fermé. Elle se congèle aussi bien, de préférence sans accompagnement. Laissez-la refroidir avant de la stocker, puis réchauffez-la sans brusquer l’ébullition pour garder des morceaux bien tenus.
Commentaires
J'ai remplacé une partie du vin par un peu de bouillon parce que je n'en avais pas assez, et c'était quand même très bien.
Je me demandais si ça passe avec de l'épaule désossée seulement ? J'ai pas trouvé autre chose ce matin.
Fait ce dimanche en cocotte, la viande était super fondante. J'ai juste laissé mijoter 20 min de plus parce que mes morceaux étaient gros.
Pas compliqué, juste long comme il faut. J'ai servi avec une purée maison, c'était parfait pour un soir de pluie.
Fait pour du batch cooking, réchauffé le surlendemain c'était encore meilleur. Avec de la semoule à côté, nickel.
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