Cette compote va droit au but. La rhubarbe apporte son acidité nette, les fraises adoucissent l’ensemble sans prendre toute la place. Pour garder cet équilibre, mieux vaut ne pas cuire les deux fruits en même temps. La rhubarbe a besoin de fondre tranquillement. Les fraises, elles, doivent juste passer quelques minutes dans la casserole.
La texture compte aussi. L’idée n’est pas de faire une purée lisse, mais une compote souple, avec encore un peu de relief. Elle se mange froide, à peine tiède, avec un yaourt, du fromage blanc, un biscuit sec ou une tranche de brioche.
Choisir une bonne rhubarbe et de bonnes fraises
Pour la rhubarbe, prenez des tiges fermes, pas flétries, avec des extrémités encore fraîches. La couleur n’est pas un vrai repère. Une rhubarbe verte peut être très bonne, et une plus rouge pas forcément plus sucrée.
Si les tiges sont épaisses, retirez les fils les plus marqués. Sur une rhubarbe jeune, ce n’est pas toujours utile. Coupez ensuite en petits morceaux réguliers pour que la cuisson soit homogène.
Pour les fraises, choisissez des fruits mûrs mais encore fermes. Des fraises trop avancées vont se défaire tout de suite et leur goût sera moins net. Gariguette, ciflorette ou fraise ronde de saison conviennent très bien.
Sucre, citron et équilibre
La quantité de sucre dépend surtout de la rhubarbe, qui peut être plus ou moins acide selon la variété et le moment de la saison. Ici, la compote reste peu sucrée. Les 60 g suffisent souvent, mais goûtez en fin de cuisson si vous voulez corriger un peu.
Le sucre ajouté dès le départ aide la rhubarbe à rendre son jus. En général, il n’est pas nécessaire d’ajouter de l’eau. Si votre casserole attache vite, mettez juste une ou deux cuillères à soupe pour lancer la cuisson.
Le jus de citron n’est pas indispensable. Il apporte un peu plus de fraîcheur quand les fraises sont très douces. Si votre rhubarbe est déjà bien vive, vous pouvez vous en passer.
La bonne cuisson
Commencez par la rhubarbe avec le sucre et, si vous en mettez, le citron. Faites cuire à feu doux à moyen pendant une quinzaine de minutes. Remuez de temps en temps. La rhubarbe doit devenir tendre et commencer à se défaire, sans sécher au fond.
Ajoutez ensuite les fraises coupées. Quatre à cinq minutes suffisent. Elles doivent juste ramollir, rendre un peu de jus et parfumer la compote. C’est ce décalage de cuisson qui garde le goût de la fraise plus franc et évite une compote trop uniforme.
En fin de cuisson, écrasez plus ou moins selon la texture que vous aimez. Une cuillère en bois suffit. Arrêtez le feu quand la compote paraît encore un peu souple : elle épaissit en refroidissant.
Comment la servir
Cette compote se sert très bien nature, simplement froide. Elle va aussi avec un yaourt nature, du fromage blanc, un riz au lait ou un granola peu sucré. Vous pouvez aussi l’utiliser pour garnir une verrine, accompagner un crumble ou glisser une couche dans une tarte déjà cuite.
Si vous aimez les parfums un peu plus marqués, ajoutez au début de la cuisson une demi-gousse de vanille ou une petite pointe de gingembre frais râpé. Mieux vaut rester léger pour ne pas couvrir les fruits.
Dans le même esprit, vous pouvez aussi regarder le crumble de fraises et rhubarbe. Et pour d’autres compotes maison, essayez la compote de pommes maison à la cannelle ou la compote de pêches à la vanille.
Conservation
Laissez refroidir avant de mettre la compote au réfrigérateur. Elle se garde trois à quatre jours dans un pot propre et bien fermé. Le lendemain, l’acidité ressort parfois un peu plus : c’est normal.
Avant de servir, remuez simplement. Si elle a trop pris au froid, détendez-la avec une petite cuillère d’eau. Évitez de la refaire cuire longtemps pour la réchauffer, sinon la fraise perdra une partie de son parfum.
Commentaires
Très sympa en batch cooking, j'en ai fait 3 pots pour la semaine. Sur des tartines grillées le matin c'est top.
Laisser un commentaire