La compote de poires et coings demande peu d’ingrédients, mais la cuisson mérite un peu d’attention. Le coing est plus ferme et plus sec que la poire. Il cuit plus lentement, et c’est ce contraste qui donne son intérêt à la recette. La poire apporte le moelleux, le coing son parfum et une texture plus épaisse.
Vous pouvez garder quelques petits morceaux en l’écrasant au presse-purée, ou mixer la compote pour un rendu lisse. Dans les deux cas, le repère reste le même : attendre que le coing soit bien tendre avant d’arrêter la cuisson.
Bien choisir les fruits
Prenez des poires mûres mais encore fermes. Si elles sont trop avancées, elles se défont vite et rendent beaucoup d’eau avant que le coing soit prêt. Williams, Comice ou Conférence conviennent bien.
Choisissez des coings lourds, bien jaunes et parfumés. Leur duvet doit partir facilement au frottement. S’ils sont encore très verts, comptez un peu plus de temps de cuisson.
Le citron sert surtout à limiter l’oxydation et à garder une couleur plus nette. Vous pouvez en arroser les fruits au fur et à mesure, sans en mettre trop pour ne pas couvrir le parfum du coing.
Une cuisson douce et régulière
Coupez les fruits en petits dés. Le coing gagne à être taillé un peu plus fin que la poire, car il met plus de temps à fondre. Des morceaux trop gros allongent la cuisson et augmentent le risque que le fond accroche.
Versez un petit fond d’eau dans une casserole à fond épais, puis ajoutez les coings, les poires, le sucre et la vanille. Couvrez au départ, le temps que les fruits commencent à rendre leur jus. Ensuite, découvrez en fin de cuisson si la compote vous semble trop souple.
Gardez un feu doux. Si l’ébullition est trop forte, les poires compotent trop vite, pendant que le coing reste encore ferme.
Le bon repère de cuisson
La poire cuit vite. Le coing, lui, demande souvent entre 30 et 40 minutes selon sa maturité et la taille des dés. Pour vérifier, écrasez un morceau contre la paroi de la casserole avec une cuillère. S’il résiste encore, poursuivez la cuisson quelques minutes.
Remuez de temps en temps, surtout sur la fin. Si la compote épaissit trop avant que le coing soit tendre, ajoutez une ou deux cuillères à soupe d’eau. Pas plus : il faut juste éviter que le fond attache.
Choisir la texture
Quand les fruits sont cuits, retirez la gousse de vanille. Pour une compote avec un peu de relief, écrasez les fruits au presse-purée ou à la fourchette. Si vous la préférez lisse, mixez-la au mixeur plongeant, hors du feu, par brèves impulsions au début.
Le coing épaissit en refroidissant. Arrêtez donc la cuisson ou le mixage quand la compote est encore un peu plus souple que la texture cherchée. Si elle devient trop dense, détendez-la avec un peu d’eau chaude. Si elle est trop fluide, remettez-la quelques minutes sur feu doux, à découvert.
Sucre, vanille et petits ajustements
Le sucre peut rester modéré, surtout si les poires sont bien mûres. Mieux vaut goûter en fin de cuisson, quand les saveurs sont en place. Le coing a besoin d’un peu de sucre pour révéler son parfum, mais une petite quantité suffit souvent.
La vanille accompagne bien cette compote si elle reste discrète. Vous pouvez aussi ajouter une pointe de cannelle, avec retenue. Si vous préférez une version plus nette, gardez seulement les fruits et le citron.
Cette compote se mange froide, tiède ou à température ambiante. Froide, elle se tient davantage. Tiède, elle paraît plus souple et le parfum du coing ressort mieux. Elle va aussi très bien avec un yaourt nature. S’il en reste, servez-la avec des muffins aux poires et aux pépites de chocolat ou glissez-en dans un gâteau.
Conservation
Gardez la compote 3 à 4 jours au réfrigérateur, dans un bocal ou une boîte bien fermée. En refroidissant, elle épaissit encore : c’est normal avec le coing. Mélangez-la simplement avant de servir.
Pour la réchauffer, passez-la à feu doux avec une petite cuillère d’eau si besoin. Évitez le feu fort, surtout avec une compote peu sucrée, car elle peut vite accrocher.
Commentaires
Pas mal du tout. La prochaine fois je mettrai plus de poires, chez moi le coing prenait un peu le dessus.
Je confirme, il faut juste être un peu patient pour les coings. Par contre le résultat est top sur des tartines.
Chez moi le coing a mis plus longtemps à attendrir, peut être parce qu'il était gros. Le goût vaut l'attente.
Chez moi les poires rendaient beaucoup d'eau, du coup j'ai découvert un peu en fin de cuisson. Résultat plus concentré, on a préféré comme ça.
Petit doute au début sur l'association, mais c'est très doux en bouche. Avec une pointe de cannelle c'était top.
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