Le chou rouge braisé demande peu de préparation, mais une cuisson douce et surveillée. Avec les pommes, il prend une note plus ronde sans devenir sucré. Les châtaignes, ajoutées à la fin, apportent un peu de matière et évitent que l’ensemble soit trop uniforme. C’est un accompagnement qui va bien avec une volaille rôtie, du porc, des saucisses ou une assiette de pommes de terre.
Le point le plus important, c’est l’humidité dans la cocotte. Le chou rouge rend du jus en début de cuisson. Mieux vaut donc démarrer avec peu de liquide, couvrir pour lancer l’étuvée, puis finir partiellement ou complètement à découvert selon ce qu’il reste au fond. Le chou doit être souple et brillant, pas noyé.
Les bons produits pour une cuisson régulière
Choisissez un chou rouge ferme, lourd pour sa taille, avec des feuilles serrées. Si la coupe paraît sèche ou fibreuse, la texture sera souvent moins agréable après cuisson. Pour quatre personnes, comptez ici environ 800 g de chou préparé.
Les pommes doivent tenir à la chaleur. Elstar, Chantecler, Pink Lady ou Reine des reinettes conviennent bien. Une variété trop farineuse va se défaire trop vite. Dans cette recette, il vaut mieux garder des morceaux encore visibles en fin de cuisson.
Les châtaignes déjà cuites sont pratiques et donnent un bon résultat. Prenez-les entières si possible. Si certaines sont très grosses, coupez-les en deux, mais évitez de trop les manipuler : elles cassent vite une fois chaudes.
L’assaisonnement reste sobre. Un peu d’oignon pour la base, du vinaigre de cidre pour l’acidité, une cuillère de sucre roux pour arrondir, et un fond de bouillon. Le vinaigre aide aussi le chou à garder une belle couleur pendant la cuisson.
Préparation du chou, des pommes et des châtaignes
Retirez les premières feuilles du chou si elles sont abîmées, puis coupez-le en quartiers pour enlever le trognon. Émincez ensuite assez finement. Des lanières trop épaisses cuisent moins bien et restent parfois fermes au centre.
L’oignon peut être émincé finement ou coupé en petits dés. Le principal est qu’il fonde rapidement dans la matière grasse, sans prendre de couleur. Pour les pommes, vous pouvez les peler ou non. Avec la peau, elles tiennent un peu mieux, à condition qu’elle soit fine. Sans la peau, elles se lient davantage au chou.
Coupez-les en quartiers ou en gros cubes. Des morceaux trop petits disparaîtraient pendant la seconde partie de cuisson. Les châtaignes, elles, ne s’ajoutent qu’à la fin, juste pour se réchauffer et prendre un peu de jus.
Comment réussir la cuisson
Faites d’abord suer l’oignon dans le beurre et l’huile. Il doit devenir translucide, sans brunir. Ajoutez le chou rouge émincé, mélangez bien et laissez-le cuire quelques minutes pour qu’il commence à tomber. Le volume baisse vite.
Ajoutez ensuite le vinaigre, le sucre, le bouillon, le sel et le poivre. Le fond de la cocotte doit être humide, mais le chou ne doit pas baigner dans le liquide. Couvrez, puis laissez cuire à feu doux.
Après une vingtaine de minutes, remuez et regardez le fond de la cocotte. Si le chou attache légèrement, ajoutez un peu d’eau ou de bouillon. S’il y a déjà beaucoup de jus, poursuivez la cuisson avec le couvercle entrouvert ou retiré sur la fin. Ce réglage compte beaucoup pour la texture.
Ajoutez les pommes quand le chou a déjà commencé à s’attendrir. Si vous les mettez trop tôt, elles se défont. Trop tard, elles restent trop fermes et se mêlent moins bien au reste. Comptez encore une douzaine de minutes pour qu’elles deviennent tendres tout en gardant leur forme.
Les châtaignes s’ajoutent pour les cinq dernières minutes. Elles se réchauffent vite et absorbent une partie du jus sans s’émietter. En fin de cuisson, le chou doit être fondant, les pommes encore nettes, et le fond légèrement lié. S’il reste trop de liquide, laissez réduire quelques minutes à découvert. Si au contraire le tout sèche avant la fin, ajoutez un petit trait d’eau.
Les derniers réglages avant de servir
Goûtez avant d’apporter à table. Le chou rouge demande souvent un petit ajustement. Parfois, c’est simplement une pincée de sel en plus. Parfois, un trait de vinaigre redonne de l’équilibre, surtout si les pommes sont très douces.
Vous pouvez aussi ajouter une petite noisette de beurre hors du feu pour assouplir l’ensemble. Avec une purée de céleri-rave et pommes de terre, cela donne un accompagnement plus rond. Si vous cherchez une version crue, plus vive, essayez plutôt une salade de chou rouge, pommes et noix.
Variantes simples
Une pointe de cannelle peut accompagner les pommes, mais il faut rester léger. Un clou de girofle peut aussi cuire avec le chou, à retirer avant de servir. Pour une note plus fruitée, remplacez une petite partie du bouillon par du jus de pomme, sans dépasser pour que le plat garde son équilibre.
Servez ce chou chaud, après quelques minutes de repos. Il accompagne bien une volaille, un rôti de porc, des saucisses ou des galettes de pommes de terre. Il peut aussi trouver sa place dans une assiette végétale avec un peu de compote de pommes maison à la cannelle à côté, en petite quantité.
Conservation et réchauffage
Ce plat se garde très bien au réfrigérateur pendant deux jours, dans une boîte hermétique. Le lendemain, les saveurs sont souvent plus fondues. Pour le réchauffer, remettez-le doucement en cocotte ou à la sauteuse, avec une cuillère d’eau si le fond s’est trop resserré.
Évitez le feu vif. Les pommes se casseraient, les châtaignes aussi, et le fond risquerait d’accrocher avant que le reste soit chaud.
Commentaires
Très bon. Je pensais que ce serait trop sucré avec la pomme mais pas du tout, ça équilibre bien le chou rouge.
Chez moi les châtaignes se sont un peu cassées, sûrement mises trop tôt. Le goût était là quand même.
Recette d'automne comme j'aime. Le côté fondant du chou + le petit morceau de châtaigne, top.
Pas compliqué et assez élégant dans l'assiette. Avec un peu de poivre en plus c'était parfait pour nous.
Petite question : vous mettez les châtaignes déjà cuites ou juste sous vide ? J'ai peur qu'elles se défassent.
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