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Bœuf aux carottes à l’ancienne

Note : 4,3/5 (377 avis)

Par Julien Morel 15/11/2025 5 min de lecture

Bœuf aux carottes à l’ancienne
Recette pas à pas

La recette

Ajustez les quantités selon le nombre de couverts, cochez les ingrédients au fur et à mesure et activez le mode cuisine pour une lecture plus confortable.

Étapes

Suivi guidé
  1. 1
    Coupez la viande en gros cubes réguliers. Pelez les oignons et émincez-les. Épluchez les carottes et coupez-les en tronçons épais. Pelez et hachez l’ail.
  2. 2
    Faites chauffer l’huile dans une grande cocotte. Saisissez les morceaux de bœuf en plusieurs fois pour bien les colorer sur toutes les faces. Salez légèrement, poivrez, puis réservez.
  3. 3
    Dans la même cocotte, faites revenir les lardons puis les oignons pendant 5 minutes. Ajoutez l’ail et le concentré de tomate, puis mélangez 1 minute. Saupoudrez de farine et remuez encore 1 minute.
  4. 4
    Remettez la viande dans la cocotte. Versez le vin blanc, grattez bien le fond pour dissoudre les sucs, puis ajoutez le bouillon et le bouquet garni. Le liquide doit arriver presque à hauteur de la viande. Couvrez et laissez mijoter à très petit feu pendant 1 heure 15.
  5. 5
    Ajoutez les carottes, mélangez délicatement, couvrez de nouveau et poursuivez la cuisson 1 heure à 1 heure 15, toujours à frémissement doux, jusqu’à ce que la viande soit tendre et les carottes cuites sans se défaire.
  6. 6
    Retirez le bouquet garni. Vérifiez l’assaisonnement. Si besoin, laissez réduire quelques minutes à découvert pour resserrer légèrement le jus. Servez bien chaud.

Le bœuf aux carottes est un plat de cocotte franc et sans difficulté particulière. Il demande surtout un peu de soin au départ, puis une cuisson régulière. On n’est ni sur un pot-au-feu, ni sur un bourguignon : le jus reste brun, léger, peu marqué par le vin, et les carottes doivent cuire sans se défaire.

La réussite du plat tient à peu de choses. Il faut des morceaux faits pour mijoter, une viande bien saisie, une garniture aromatique revenue sans brûler et un feu doux du début à la fin. Si la cuisson reste calme, la viande s’attendrit progressivement et le jus prend de la tenue sans devenir lourd.

Quels morceaux choisir

Le plus sûr est d’associer deux morceaux. Le paleron apporte du fondant, tandis que le gîte ou la macreuse donnent un jus plus corsé et une texture un peu plus ferme. Ce mélange rend souvent le plat plus équilibré qu’avec un seul morceau.

Faites couper le bœuf en cubes assez réguliers, autour de 4 à 5 cm. Des morceaux trop petits sèchent plus vite et peuvent s’effilocher en fin de cuisson. Des morceaux trop gros demandent davantage de temps. Un peu de collagène est utile : c’est ce qui donne au jus sa légère liaison pendant le mijotage.

Pour les carottes, mieux vaut des pièces de taille moyenne, bien fermes. Coupez-les en tronçons épais ou en gros biseaux. Elles cuiront à cœur sans se casser dans la sauce.

Bien démarrer la cuisson

Séchez la viande avant de la mettre dans la cocotte. Si elle est humide, elle rend son eau et colore mal. Faites-la revenir en plusieurs fois dans un peu d’huile, sans surcharger la cocotte. Laissez chaque face prendre une vraie couleur avant de remuer.

Une fois la viande réservée, faites revenir les lardons et les oignons dans les sucs de cuisson. Ajoutez ensuite l’ail, puis le concentré de tomate. Une minute suffit pour le cuire un peu et renforcer la couleur du jus. La farine vient juste après, en petite quantité, pour donner un peu de corps à la sauce. Il faut la cuire brièvement pour éviter un goût farineux.

Déglacez au vin blanc, puis ajoutez le bouillon et le bouquet garni. Le liquide doit presque arriver à hauteur de la viande, sans la noyer complètement. Pendant la cuisson, la vapeur et la gélatine naturelle du bœuf feront le reste.

Une cuisson douce et régulière

Le plat doit frémir à peine. Si l’ébullition est trop vive, la viande se raffermit et le jus devient plus trouble. Sur feu doux ou au four, gardez une cuisson calme, cocotte couverte, en surveillant de temps en temps que le fond n’attache pas.

Les carottes gagnent à être ajoutées plus tard. Après environ 1 heure 15 de cuisson, la viande a déjà commencé à s’attendrir et les carottes ont encore assez de temps pour cuire sans se déliter. C’est souvent le bon moment pour garder une texture nette dans l’assiette.

En fin de cuisson, fiez-vous surtout à la texture. Une fourchette doit entrer facilement dans la viande, mais les morceaux doivent encore se tenir. Si le bœuf résiste, prolongez par tranches de 15 à 20 minutes. D’un morceau à l’autre, le temps peut varier un peu.

Le bon jus

Le jus d’un bœuf aux carottes à l’ancienne ne doit être ni clair ni épais. Il doit juste napper légèrement la cuillère. S’il est trop fluide en fin de cuisson, laissez réduire quelques minutes à découvert. Si, au contraire, il a trop resserré, ajoutez un peu de bouillon chaud.

Goûtez avant de saler de nouveau. Entre les lardons et le bouillon, l’assaisonnement peut déjà être bien présent. Le poivre, ajouté en fin de cuisson, relève le plat plus proprement qu’un excès de sel.

Le bouquet garni doit rester discret. Thym, laurier et persil suffisent largement. C’est aussi ce qui distingue ce plat d’un bœuf bourguignon traditionnel, plus marqué par le vin, ou d’un pot-au-feu de bœuf traditionnel, centré sur le bouillon.

Avec quoi le servir

Les pommes de terre vapeur restent l’accompagnement le plus naturel, servies à part pour ne pas troubler le jus. Une purée maison convient aussi très bien. Si vous voulez quelque chose de plus souple, des tagliatelles fraîches marchent aussi, à condition de garder le reste du repas assez simple.

Vous pouvez ajouter quelques petits oignons grelots avec les carottes, ou des champignons de Paris poêlés à part au moment du service. Mais la version la plus sobre est souvent la meilleure. Si vous préférez une cuisson autour d’une seule grosse pièce, regardez plutôt ce paleron de bœuf braisé aux carottes.

Comme beaucoup de plats mijotés, celui-ci se réchauffe très bien. Préparé la veille, il est souvent encore meilleur. Le repos permet aussi de retirer plus facilement l’excès de gras à froid. Réchauffez doucement, à couvert, avec un peu de bouillon si le jus s’est trop épaissi.

FAQ

Peut-on préparer ce plat la veille ?

Oui. Il se réchauffe très bien et le jus est souvent plus harmonieux le lendemain.

Quel morceau choisir si je n’en prends qu’un ?

Le paleron est le plus simple à choisir. Il devient tendre et garde une bonne tenue à la cuisson.

Peut-on cuire ce bœuf aux carottes au four ?

Oui. Faites-le cuire en cocotte couverte autour de 160°C, avec un frémissement très doux.

Commentaires

  • Bon plat d'hiver. Chez moi il a fallu un peu plus de sel en fin de cuisson, sinon rien à dire.

  • Testé hier soir pour un repas en famille, assiettes finies sans discuter :) J'ai juste mis un peu moins d'oignon.

  • Ça sentait bon dans toute la cuisine, déjà rien que pour ça je referai. Texture de la viande impec.

  • J’ai mis des carottes en gros tronçons et c’était mieux pour la tenue. Merci pour les indications de cuisson, claires sans en faire trop.

  • Fait ce midi, la viande était bien fondante au bout de 2h30. J’ai juste mis un peu moins de bouillon pour garder un jus plus corsé.


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Avis

4,3/5 (377 avis)

  • 4/5

    Bonne recette de base, facile à personnaliser un peu.

  • 4/5

    Les indications de cuisson m’ont bien aidée.

  • 4/5

    Les explications sont simples, ça aide bien pour une première.

  • 4/5

    Les enfants ont mangé sans râler, c'est assez rare pour le signaler.

  • 3/5

    Correct, mais j’aurais aimé un peu plus de précision sur la taille des morceaux.


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