Ce rôti de veau aux pruneaux se prépare en cocotte, avec une cuisson douce et peu d’ingrédients. C’est un plat de tradition, assez sobre, où chaque élément compte. Le veau doit rester moelleux, les oignons doivent fondre sans colorer trop fort, et les pruneaux doivent garder leur tenue. Le jus, lui, reste léger, blond, sans sauce lourde.
Le bon morceau de veau
Pour cette cuisson, choisissez un rôti dans la noix, le quasi ou l’épaule ficelée. L’important est d’avoir un morceau régulier, assez épais, autour de 1,2 à 1,4 kg pour six personnes. Un rôti trop maigre peut sécher plus vite, surtout si la cuisson est un peu vive. S’il est bardé, laissez la barde au départ : elle protège la viande pendant la coloration.
Côté pruneaux, prenez-les moelleux et de préférence dénoyautés. S’ils sont un peu secs, faites-les tremper 15 à 20 minutes dans de l’eau tiède. Ils se tiendront mieux à la cuisson.
Une cuisson douce, sans excès
Le départ se fait à feu moyen avec un peu de beurre et d’huile. Faites dorer le rôti sur toutes ses faces, mais sans chercher une croûte foncée. Le veau supporte mal les cuissons trop dures. Une couleur blond doré suffit largement.
Une fois le rôti saisi, retirez-le pour faire fondre les oignons dans la cocotte. Ils doivent devenir souples et translucides, avec juste une légère couleur. C’est eux qui donnent de la rondeur au jus. Déglacez ensuite au vin blanc sec pour décoller les sucs, puis laissez réduire brièvement.
Ajoutez ensuite un peu de bouillon, pas trop. Le rôti ne doit pas cuire dans beaucoup de liquide. Dans une cocotte, mieux vaut un fond court qu’une sauce trop abondante. Le jus reste ainsi plus net, avec le goût du veau, des oignons et des aromates.
Quand ajouter les pruneaux
Les pruneaux vont dans la cocotte en fin de cuisson. C’est un point important. Mis trop tôt, ils risquent de se défaire et de sucrer davantage le jus. Ajoutés sur les quinze dernières minutes, ils se réchauffent, s’imprègnent du fond de cuisson et gardent une belle tenue.
Si vous aimez un goût un peu plus fruité, vous pouvez choisir des pruneaux assez charnus. Si vous préférez un équilibre plus discret, prenez des pruneaux moyens, simplement moelleux.
Comment savoir si le rôti est cuit
Le veau demande un peu d’attention. Pendant la cuisson, le liquide doit juste frémir. S’il bout franchement, la viande se raffermit. Retournez le rôti deux ou trois fois et arrosez-le avec le jus.
Pour vérifier la cuisson, piquez le centre avec une lame fine. Elle doit entrer sans résistance marquée. Le rôti doit rester souple sous la pression. Une fois cuit, laissez-le reposer une dizaine de minutes avant de le trancher. Ce temps de repos aide la viande à rester plus tendre à la découpe.
Le jus doit rester clair
Ce plat ne demande pas de sauce liée. Le jus doit rester léger et souple. Si vous le trouvez un peu trop fluide en fin de cuisson, laissez-le réduire quelques minutes à découvert pendant que le rôti repose. Inutile d’aller plus loin : il doit juste napper légèrement.
Goûtez avant de rectifier l’assaisonnement. Les pruneaux apportent une douceur qui change l’équilibre du plat. Le poivre ajouté en fin de cuisson relève mieux l’ensemble qu’un excès de sel. Si le jus vous paraît un peu trop doux, ajoutez quelques gouttes de citron ou une très petite pointe de vinaigre de cidre.
Dans le même esprit, vous pouvez aussi voir le rôti de porc aux pruneaux à l’ancienne ou la cuisse de dinde aux pruneaux à l’ancienne, qui donnent des jus un peu plus corsés.
Les accompagnements à prévoir
Servez ce rôti avec des pommes de terre vapeur, une purée maison assez souple, ou des carottes glacées. Des haricots verts beurrés conviennent aussi très bien. Mieux vaut rester sur un accompagnement assez neutre, pour laisser la place au jus et aux pruneaux.
Évitez en revanche les garnitures déjà sucrées. Les pruneaux apportent ce qu’il faut de douceur.
Préparer à l’avance et réchauffer
Ce plat se réchauffe bien le lendemain, à condition d’y aller doucement. Gardez le rôti en tranches épaisses avec les oignons, les pruneaux et le jus. Réchauffez à feu doux, à couvert, avec un petit trait d’eau si le fond a trop resserré au froid.
Évitez de faire bouillir. Le veau sèche vite au réchauffage. S’il reste un peu de viande, vous pouvez aussi la servir froide en tranches fines, avec quelques oignons et un peu de jus réduit refroidi.
Commentaires
Simple, familial, pas besoin de 15 ingrédients. C’est le genre de recette qu’on garde.
J'ai servi avec des tagliatelles fraîches, ça change de la pomme de terre. Les pruneaux apportent juste ce qu'il faut.
Bon plat du dimanche. Par contre chez moi il a fallu presque 20 min de plus pour que le rôti soit vraiment fondant.
préparé ce matin pour réchauffer ce soir, encore meilleur après repos je trouve. Les oignons étaient fondants pile comme on aime.
fait en batch cooking pour 2 soirs, ça tient bien. Le lendemain avec des pâtes c’était top aussi.
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