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Rôti de porc aux pruneaux à l’ancienne

Note : 4,3/5 (375 avis)

Par Camille Durand 17/02/2026 5 min de lecture

Rôti de porc aux pruneaux à l’ancienne
Recette pas à pas

La recette

Ajustez les quantités selon le nombre de couverts, cochez les ingrédients au fur et à mesure et activez le mode cuisine pour une lecture plus confortable.

Étapes

Suivi guidé
  1. 1
    Pelez et émincez les oignons. Séchez le rôti avec du papier absorbant puis salez et poivrez légèrement sa surface.
  2. 2
    Faites chauffer le beurre et l’huile dans une cocotte. Saisissez le rôti sur toutes ses faces pendant 8 à 10 minutes, jusqu’à belle coloration. Retirez-le et réservez-le sur une assiette.
  3. 3
    Dans la même cocotte, faites revenir les oignons 6 à 8 minutes avec une petite pincée de sel, jusqu’à ce qu’ils deviennent tendres et légèrement blonds. Ajoutez le thym.
  4. 4
    Versez le vin blanc, grattez le fond de la cocotte pour décoller les sucs, puis laissez réduire 2 minutes. Ajoutez le bouillon, remettez le rôti, couvrez et laissez cuire à petit feu 35 minutes en le retournant à mi-cuisson.
  5. 5
    Ajoutez les pruneaux autour du rôti, couvrez de nouveau et poursuivez la cuisson 15 à 20 minutes, jusqu’à ce que la viande soit juste cuite et les pruneaux moelleux sans se défaire.
  6. 6
    Retirez le rôti, couvrez-le sans serrer et laissez-le reposer 10 minutes. Pendant ce temps, faites réduire la sauce quelques minutes à découvert si besoin. Retirez le thym, tranchez le rôti et servez avec les pruneaux et le jus aux oignons.

Le rôti de porc aux pruneaux demande peu de choses, mais il supporte mal une cuisson trop vive. En cocotte, le rôti garde mieux son moelleux, les oignons fondent sans brûler et le jus reste court. C’est ce qui fait l’intérêt de cette version : une sauce concentrée, sans lourdeur, avec des pruneaux qui restent entiers.

Le principe est simple : on saisit d’abord la viande, puis on la laisse cuire doucement avec les oignons, un peu de vin blanc et du bouillon. Les pruneaux arrivent plus tard. Ce détail change vraiment le plat : ils prennent le goût du jus sans se défaire ni sucrer excessivement la sauce.

Le bon morceau et des pruneaux bien choisis

Pour 6 personnes, un rôti ficelé d’environ 1,2 kg convient bien. L’échine donne une viande plus souple, avec un peu plus de gras. Le filet est plus maigre et demande une cuisson plus attentive pour ne pas sécher. Dans les deux cas, mieux vaut rester sur un feu doux et ne pas prolonger inutilement la cuisson.

Prenez des pruneaux moelleux, entiers, pas trop secs. S’ils sont fermes, laissez-les 10 minutes dans de l’eau tiède puis égouttez-les. S’ils sont déjà très humides ou très sucrés, la sauce peut vite perdre son équilibre.

Le vin blanc sec sert surtout à décoller les sucs et à apporter un peu de fraîcheur. Inutile d’ouvrir une bouteille trop marquée. Un blanc sec courant fait très bien l’affaire.

Une cuisson en cocotte bien réglée

Avant de saisir le rôti, séchez-le bien. La surface colorera mieux. Faites-le dorer dans le beurre et l’huile sur toutes les faces, sans chercher à le cuire à cœur à cette étape. Une belle coloration suffit.

Après cela, retirez le rôti quelques minutes et faites revenir les oignons dans la même cocotte. Salez légèrement pour les aider à fondre. Ils doivent devenir souples et légèrement blonds. S’ils accrochent, baissez le feu. Ce fond d’oignons construit toute la sauce.

Déglacez ensuite avec le vin blanc en grattant le fond de la cocotte, puis ajoutez le bouillon. Le liquide ne doit pas recouvrir la viande. On cherche une cuisson douce avec un jus réduit, pas un rôti qui mijote dans trop de liquide.

Éviter un porc sec

Le point le plus important reste la température de cuisson. Le contenu de la cocotte doit juste frémir. Si le jus bout franchement, la viande se raffermit et la sauce réduit trop vite. Pendant la cuisson, retournez le rôti une ou deux fois et arrosez-le avec le jus.

Pour un rôti de cette taille, comptez environ 50 à 55 minutes de cuisson totale en cocotte, selon l’épaisseur et le morceau. Si vous utilisez une sonde, visez 68 à 70 °C à cœur. Sans sonde, la viande doit rester souple et le jus qui s’en échappe être clair.

Le repos après cuisson est utile. Laissez le rôti 10 minutes sous une feuille de papier aluminium posée sans serrer. Pendant ce temps, la sauce peut réduire un peu si besoin.

Quand ajouter les pruneaux

Ajoutez les pruneaux pendant les 15 à 20 dernières minutes. C’est suffisant pour qu’ils gonflent dans le jus et prennent le goût du plat. Mis trop tôt, ils s’écrasent facilement et donnent une sauce trop douce.

En fin de cuisson, goûtez avant de rectifier l’assaisonnement. Entre les oignons, le bouillon et les pruneaux, l’équilibre change vite. Si le jus semble trop serré, ajoutez un peu d’eau. S’il est trop fluide, laissez-le réduire quelques minutes à découvert après avoir retiré le rôti.

Le thym peut rester discret. Une petite branche suffit largement. Ici, le goût doit rester centré sur le porc, l’oignon et le pruneau.

Avec quoi le servir

Une purée de pommes de terre va très bien avec ce plat, surtout pour retenir le jus. Des tagliatelles fraîches, des pommes vapeur ou un gratin assez sobre conviennent aussi. Mieux vaut éviter un accompagnement trop marqué, qui prendrait le dessus sur la sauce.

Si vous aimez ce type d’accord, vous pouvez aussi regarder le mignon de porc aux pruneaux à l’ancienne, plus rapide, ou le sauté de porc aux pruneaux à l’ancienne, avec une sauce plus liée. Pour une autre cuisson douce en cocotte, le rôti de porc au lait à l’ancienne peut aussi vous plaire.

Conserver et réchauffer

Ce rôti se garde bien jusqu’au lendemain. Conservez-le entier ou tranché avec sa sauce et les pruneaux, au réfrigérateur. Pour le réchauffer, faites-le doucement à couvert en cocotte ou dans une sauteuse. Si la sauce a épaissi au froid, ajoutez une ou deux cuillères d’eau.

Évitez le feu fort, surtout si le rôti est déjà tranché. Il se dessèche vite. Une remise en température lente donne un meilleur service.

FAQ

Peut-on préparer ce rôti la veille ?

Oui. Réchauffez-le doucement avec sa sauce. Ajoutez un peu d’eau si le jus a trop épaissi.

Quel morceau de porc choisir ?

L’échine reste la plus moelleuse. Le filet convient aussi, mais il cuit un peu plus vite et sèche plus facilement.

Les pruneaux peuvent-ils être ajoutés dès le début ?

Mieux vaut les mettre en fin de cuisson. Ils gardent ainsi leur forme et la sauce reste moins sucrée.

Commentaires

  • Petite question: vous les mettez entiers les pruneaux ou coupés en deux ? J'en ai des assez gros.

  • Chez nous les enfants ont mangé sans trier, c'est rare avec le porc mijoté. J'ai coupé les oignons très fin et c'était nickel.

  • Joli équilibre, on sent la cuisine d'avant sans que ce soit lourd. Servi avec des pommes vapeur ici.

  • Fait en batch cooking pour 2 soirs, encore meilleur le lendemain je trouve. Le jus avait bien pris.

  • Fait ce midi avec une purée maison, très bon. Les pruneaux à la fin c’est mieux en effet, le jus restait bien clair.


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Avis

4,3/5 (375 avis)

  • 4/5

    J'avais peur que ce soit trop sucré et non, c'est assez équilibré.

  • 3/5

    Bon goût, mais chez moi les pruneaux étaient un peu trop cuits.

  • 5/5

    Goût très doux, même ma fille qui n'aime pas trop les plats mijotés a aimé.

  • 5/5

    J'avais peur que ce soit lourd, au final pas du tout.

  • 5/5

    Une vraie recette de cocotte comme j'aime, simple et généreuse.


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