Aller au contenu

Porc aux pruneaux et à l’armagnac à l’ancienne

Note : 4,3/5 (360 avis)

Par Julien Morel 24/01/2026 5 min de lecture

Porc aux pruneaux et à l’armagnac à l’ancienne
Recette pas à pas

La recette

Ajustez les quantités selon le nombre de couverts, cochez les ingrédients au fur et à mesure et activez le mode cuisine pour une lecture plus confortable.

Étapes

Suivi guidé
  1. 1
    Pelez et émincez les échalotes. Pelez les gousses d’ail et écrasez-les légèrement. Si les pruneaux sont un peu secs, faites-les tremper 15 minutes dans de l’eau tiède puis égouttez-les.
  2. 2
    Dans une cocotte, faites chauffer l’huile et le beurre. Saisissez le rôti de porc sur toutes ses faces pendant 8 à 10 minutes, jusqu’à bonne coloration.
  3. 3
    Ajoutez les échalotes et l’ail autour de la viande. Faites revenir 2 à 3 minutes. Versez l’armagnac et laissez bouillir 1 minute pour déglacer.
  4. 4
    Ajoutez le bouillon, le thym et le laurier. Salez légèrement et poivrez. Couvrez et laissez mijoter à feu doux 55 minutes, en retournant le rôti deux ou trois fois pendant la cuisson.
  5. 5
    Ajoutez les pruneaux dans la cocotte et poursuivez la cuisson 20 minutes à couvert. Vérifiez la tendreté de la viande et goûtez la sauce.
  6. 6
    Retirez le rôti et laissez-le reposer 5 minutes. Si besoin, faites réduire la sauce quelques minutes à découvert. Tranchez la viande, remettez-la dans la cocotte avec les pruneaux pour la napper de sauce, puis servez bien chaud.

Ce porc aux pruneaux et à l’armagnac se prépare en cocotte, avec une cuisson douce qui laisse la viande tendre et la sauce bien concentrée. Le principe est simple : bien colorer le rôti au départ, mouiller peu, puis ajouter les pruneaux assez tard pour qu’ils gardent leur forme. L’armagnac apporte une note franche, mais il doit rester à sa place.

Le plus sûr est de choisir un rôti de porc dans l’échine, ficelé, autour de 1,2 à 1,4 kg. C’est le morceau le plus adapté ici : il supporte bien la cuisson lente et reste moelleux. Un rôti dans le filet peut aussi convenir, mais il faut être un peu plus vigilant pour éviter qu’il sèche. Si la pièce a une légère couche de gras, gardez-la : elle nourrit le jus pendant la cuisson.

Pour les pruneaux, prenez-les souples et charnus. Des pruneaux d’Agen dénoyautés vont très bien. S’ils sont un peu fermes, un passage dans l’eau tiède pendant 15 à 20 minutes suffit. Mieux vaut éviter de les mettre trop tôt dans la cocotte : ils gonflent vite et finissent par se défaire dans la sauce.

Une base courte, mais soignée

Le point de départ, c’est la coloration du rôti. Il ne doit pas juste blanchir : il faut une vraie teinte blonde à brune sur toutes les faces. C’est cette étape qui donne du goût au jus. Prenez le temps de le tourner calmement dans la cocotte, sans le piquer.

Une fois la viande dorée, ajoutez les échalotes et l’ail autour. Ils doivent fondre et prendre un peu de couleur, sans brûler. Déglacez ensuite avec l’armagnac et laissez bouillir une minute. Ce court passage sur le feu calme l’alcool et garde seulement son parfum.

Le liquide de cuisson doit rester mesuré. Ici, on n’est pas sur un plat très abondant en sauce. Le bouillon sert surtout à lancer le mijotage et à décoller les sucs. La viande ne doit pas baigner. Avec le thym, le laurier, un peu de sel et du poivre, vous avez tout ce qu’il faut.

Comment garder une viande tendre

Ensuite, la cuisson doit rester douce. Le contenu de la cocotte doit juste frémir. Si ça bout franchement, le rôti se contracte et le jus réduit trop vite. Pendant la cuisson, retournez la viande deux ou trois fois pour qu’elle s’imprègne bien du fond.

Au bout d’environ 55 minutes, le rôti est déjà bien avancé. C’est le bon moment pour ajouter les pruneaux. Ils vont finir de cuire dans le jus, s’assouplir et prendre le goût de la sauce sans se déliter. Comptez encore une vingtaine de minutes.

Pour vérifier la cuisson, piquez la partie la plus épaisse avec la pointe d’un couteau. La lame doit entrer assez facilement. À la coupe, la viande doit rester nette, avec des tranches épaisses qui se tiennent sans être sèches. Si besoin, ajoutez un peu d’eau chaude en cours de route, mais seulement par petites quantités.

Le bon équilibre de la sauce

Ce plat est meilleur avec une sauce courte. Si elle vous semble trop fluide en fin de cuisson, retirez le rôti et les pruneaux, puis laissez réduire quelques minutes à découvert. À l’inverse, si elle a trop serré, détendez-la avec un trait d’eau chaude ou un peu de bouillon.

Goûtez avant de servir. Les pruneaux apportent déjà une douceur marquée, donc le sel doit rester léger. Un peu de poivre fraîchement moulu relève bien l’ensemble. Si vous aimez une sauce un peu plus brillante, vous pouvez incorporer une petite noix de beurre froid hors du feu. En revanche, la crème n’apporte pas grand-chose ici : elle adoucit trop le jus et couvre l’armagnac.

Cette façon de cuire le porc diffère d’un plat plus mouillé comme le sauté de porc aux pruneaux à l’ancienne. Ici, on cherche un jus plus serré, qui nappe la viande sans la noyer.

Avec quoi le servir

Servez ce porc avec un accompagnement qui retient bien la sauce. Une purée de pommes de terre, un écrasé un peu rustique, des tagliatelles fraîches ou une semoule fine conviennent très bien. Des pommes vapeur marchent aussi, à condition de prévoir assez de jus au moment du service.

Si vous aimez les plats de porc en cocotte dans le même esprit, vous pouvez aussi aller vers le rôti de porc au lait à l’ancienne, plus doux, ou le porc au cidre et aux pommes à la normande, avec une base plus fruitée.

Préparer à l’avance

Ce plat se réchauffe très bien. Laissez refroidir le rôti dans son jus, puis gardez-le au frais jusqu’au lendemain. Pour le service, tranchez-le assez épais et remettez-le doucement dans la cocotte avec les pruneaux. Chauffez à feu doux, à couvert, pour ne pas durcir la viande ni éclater les fruits.

Si la sauce a épaissi au froid, ajoutez un petit peu d’eau chaude. Le mieux est de napper les tranches au dernier moment, juste avant de les apporter à table.

FAQ

Peut-on préparer ce plat la veille ?

Oui. Réchauffez-le doucement dans son jus, de préférence en tranches épaisses.

Quel morceau choisir si je ne trouve pas de rôti dans l’échine ?

Un rôti dans le filet peut convenir. Surveillez simplement un peu plus la cuisson, car il est plus maigre.

Peut-on remplacer l’armagnac ?

Oui, par du cognac. Le goût change un peu, mais l’esprit du plat reste le même.

Commentaires

  • Testée hier soir avec des pommes de terre vapeur à côté. Le jus était top, par contre j'ai laissé 10 min de plus pour mon rôti.

  • J’ai ajouté une petite échalote en plus, juste par habitude. Ça donne un jus bien parfumé sans masquer le reste.

  • Mes enfants ont adoré alors qu’ils font souvent la tête devant les plats mijotés. Les pruneaux ont été les premiers à disparaître :)

  • Je n’avais plus d’armagnac, remplacé par un trait de cognac. Franchement ça a très bien marché pour un repas de famille.

  • Petite question: vous faites flamber ou juste réduire ? J’ai peur que l’alcool prenne trop le dessus.


Laisser un commentaire

Votre email ne sera pas affiché.

Les commentaires peuvent être modérés avant publication.

Avis

4,3/5 (360 avis)

  • 4/5

    Recette suivie presque à la lettre, rien à redire.

  • 5/5

    Très réussi avec une purée maison.

  • 4/5

    Une bonne surprise, je cuisine rarement les pruneaux et là ça passe nickel.

  • 5/5

    J'avais peur que l'armagnac prenne le dessus, en fait c'est subtil.

  • 4/5

Donner un avis

Merci ! Vos avis aident les autres lecteurs.