Les côtes de porc grand-mère sont un plat de poêle, avec une garniture rustique qui demande surtout un peu d’ordre. Chaque élément doit garder sa place dans l’assiette : des côtes bien colorées, des pommes de terre dorées, des champignons saisis et des petits oignons fondants. Le jus vient lier l’ensemble, sans transformer la garniture en ragoût.
Les bons produits pour rester dans l’esprit du plat
Choisissez des côtes de porc assez épaisses. L’échine reste plus moelleuse. Le filet est plus maigre et cuit un peu plus vite. Dans les deux cas, évitez les côtes trop fines : elles prennent vite de la couleur mais sèchent avant que le reste soit prêt.
Pour les pommes de terre, prenez une variété à chair ferme. Elles tiennent mieux après une courte précuisson puis un passage à la poêle. Les petits oignons grelots frais conviennent très bien, mais les surgelés dépannent sans problème. Côté champignons, les bruns ont un goût plus marqué, mais des champignons de Paris blancs font aussi l’affaire.
Les lardons servent à donner du fond au plat. Inutile d’en mettre trop. Ils ne doivent pas couvrir le goût du porc. Quant au jus, gardez-le court et bien réduit. Il doit enrober légèrement la viande et la garniture, pas les noyer. Si vous cherchez une version plus marquée par l’oignon, vous pouvez voir les côtes de porc à la lyonnaise. Pour une préparation plus mijotée, regardez plutôt le sauté de porc aux pommes de terre et champignons à l’ancienne.
Organiser la cuisson sans se presser
Ce plat gagne à être cuit par étapes. Commencez par précuire les pommes de terre quelques minutes dans l’eau. Égouttez-les bien, puis laissez-les sécher un peu avant de les faire rissoler. Si elles sont encore humides, elles colorent mal et ramollissent.
Faites ensuite revenir les lardons pour récupérer leur gras. Ajoutez les petits oignons et laissez-les blondir doucement. Réservez-les ensemble. Les champignons demandent un feu plus vif au départ. Ils vont d’abord rendre leur eau, puis reprendre couleur. Ne surchargez pas la sauteuse, sinon ils cuisent dans leur jus.
Ce découpage évite que tout cuise en même temps trop longtemps. C’est particulièrement utile pour garder des pommes de terre bien dorées et des champignons encore nets.
Cuisson des côtes de porc
Sortez la viande du froid une quinzaine de minutes avant cuisson si possible. Épongez-la bien. Une côte humide saisit moins bien et rend vite de l’eau. Salez légèrement au départ, surtout si les lardons et le fond de veau sont déjà bien présents, puis poivrez.
Dans une grande sauteuse, faites chauffer un peu de beurre et d’huile. Le beurre apporte le goût, l’huile aide à tenir la chaleur. Posez les côtes sans trop remplir le fond. Laissez-les dorer sans les déplacer sans arrêt. Quand la première face est bien colorée, retournez-les et terminez la cuisson sur feu un peu moins vif.
Le temps dépend de l’épaisseur, mais 3 à 4 minutes sur la première face puis environ 3 minutes sur l’autre suffisent souvent. La viande doit rester souple. Si elle devient très ferme, elle sera sèche à table.
Le jus court et l’assemblage final
Après cuisson des côtes, retirez un peu de graisse si besoin puis déglacez avec le vin blanc. Grattez les sucs avec une cuillère en bois. Ajoutez le fond de veau et laissez réduire quelques minutes. Vous devez avoir un jus brun, court, un peu lié par la réduction.
Remettez d’abord les lardons, les petits oignons et les champignons. Puis ajoutez les côtes pour les réchauffer doucement. Les pommes de terre vont en dernier, pour garder leur surface rissolée. Mélangez avec précaution et laissez encore 2 ou 3 minutes sans couvercle.
Goûtez avant de saler davantage. Entre les lardons et le fond, l’assaisonnement peut déjà être suffisant. En revanche, un peu de poivre noir fraîchement moulu et du persil haché au dernier moment apportent une vraie finition au plat.
Service, accompagnement et réchauffage
Les pommes de terre faisant déjà office de garniture, inutile d’en ajouter beaucoup. Une salade verte avec une vinaigrette un peu vive ou quelques haricots verts nature équilibrent bien l’assiette. Si vous aimez les recettes de côtes de porc avec une autre base de pommes de terre, vous pouvez aussi regarder les côtes de porc aux pommes de terre boulangères à l’ancienne.
Vous pouvez remplacer une petite partie des champignons de Paris par des pleurotes, mais gardez une majorité de champignons classiques pour conserver le caractère du plat. Mieux vaut éviter la moutarde ou la tomate ici, qui emmènent la recette ailleurs, vers des préparations comme les côtes de porc charcutières à l’ancienne.
Le plat se réchauffe bien à feu doux avec une cuillère d’eau ou de fond pour détendre le jus. Si vous pouvez, gardez les pommes de terre à part et remettez-les quelques minutes à la poêle avant de servir. Elles seront plus nettes et plus dorées.
Commentaires
Très bon avec une salade verte à côté pour couper le côté riche. On s'est régalés.
Testée pour un repas de famille, rien de compliqué et ça sentait la cuisine d'avant. J'ai mis un peu moins de lardons sinon nickel.
J'ai mis des oignons classiques à la place des petits, faute de mieux. Franchement ça marche quand même.
Plat réconfortant, parfait avec la pluie qu'on a en ce moment. J'ai ajouté un peu de thym dans le jus, très sympa.
Question bête peut-être : vous couvrez tout le long ou seulement au début de la cuisson en cocotte ?
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